L'équipe d'Espagne s'est plaint après son nul face à l'Italie de la piètre qualité de la pelouse du stade de Gdansk (Pologne). Les Italiens avaient eux refusé de faire arroser la pelouse pour la rendre plus rapide.

espagne iniesta © Panoramic
Pas d’avant-centre, pas de débordement, un jeu trop axial, une défense centrale qui inquiète… Voilà autant de raisons intrinsèques qui pourraient expliquer le nul de l’Espagne face à l’Italie, dimanche dans l’ancienne Dantzig. Mais les champions en titre préféraient pointer du doigt l’état de la pelouse de Gdansk. Trop sèche, trop lente, elle aurait favorisé selon la plupart des joueurs le jeu de l’Italie, freinant les redoublements de passes, les une-deux, les combinaisons, le jeu en triangle… Partie pour multiplier les échanges afin d’affoler la solide base arrière de Prandelli, l’Espagne n’a pas réussi à désarçonner les Italiens jusqu’au but de Fabregas et vingt dernières minutes où les dribbles de Navas et la présence de Torres ont fait mal à une défense italienne qui commençait à faiblir physiquement.
« Le terrain était trop sec et a rendu difficile la circulation du ballon. Le terrain a été un désastre pour le spectacle » résumait, furieux, Andres Iniesta, pourtant élu meilleur joueur de la partie et capable de réaliser quelques prouesses sur ce terrain. Xavi Hernandez, habitué à la pelouse ultrarapide du Camp Nou, abondait devant les micros des envoyés spéciaux présents sur place en Pologne. « C’est une honte de jouer sur un terrain comme ça. » Si ce lundi est couvert sur le Nord de la Pologne, la chaleur et le soleil s’étaient invités pour ce match. Pour les Espagnols, il aurait fallu arroser la pelouse avant le match pour réduire les effets négatifs.
Mais l’organisation polonaise a révélé mardi que l’Italie avait refusé dans les réunions techniques l’arrosage de la Gdansk Arena. A l’image des procédés utilisés récemment par le Milan AC face au FC Barcelone en Ligue des Champions, une pelouse qui n’aurait rien d’un billard permet en effet de contrecarrer le jeu espagnol en freinant le ballon. L’Italie a donc utilisé le règlement à sa guise. Après tout, la hauteur du gazon était réglementaire. Il n’y a donc pas eu tricherie. Et il aurait été surprenant que la Squadra Azzurra décide d’aider un adversaire déjà largement supérieur techniquement en allant dans le sens de Del Bosque, Iniesta ou Xavi. Les Espagnols devront s’y attendre : pour avoir des terrains rapides, il faudra compter sur l’aide du ciel durant cet Euro. Car tout le monde devrait imiter les Italiens dans cette compétition. Pas de cadeaux !












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