Mouvement social et manifestation devant le groupe Centre France-la Montagne

Jeudi 23 janvier 2014 à 18h25

Près de 200 personnes étaient ce jeudi matin devant le siège du groupe Centre France-la Montagne à Clermont-Ferrand. Des salariés de plusieurs titres du groupe se mobilisent depuis vendredi dernier contre le plan de restructuration annoncé fin 2013 et qui prévoit 230 suppressions de postes sur un peu plus de 2.000 salariés au total. Une délégation a été reçue dans l'après-midi par la direction.

Des salariés du groupe Centre France-la Montagne devant le siège du groupe  © Valérie Ordas

Ils étaient nombreux, venus principalement du Loiret où se trouve le siège de la République du Centre, un des derniers titres acquis par le groupe Centre France-la Montagne mais aussi de la Nièvre pour le Journal du Centre. Ils sont venus en bus, soutenus par l'intersyndicale de la Montagne mais aussi par quelques salariés du Populaire du Centre venus de Limoges.

"Cette menace ne pèse pas seulement sur ceux qui sont susceptibles de perdre leur emploi mais aussi sur la qualité du journal" Sylvain Compère, responsable syndical

Le plan de sauvegarde de l'emploi annoncé en novembre 2013 prévoit des suppressions de postes dans toutes les filiales du groupe, mais c'est la République du Centre qui est le journal le plus touché avec 78 suppressions de postes (sur 140) et la fermeture prévue de l'imprimerie de Saran. Les salariés du titre sont en grève depuis vendredi et pourraient poursuivre le mouvement jusqu'à la clôture du plan de sauvegarde de l'emploi le 28 janvier prochain. Les salariés du Journal du Centre à Nevers dans la Nièvre sont également en grève ce jeudi et ceux de la Montagne devaient débrayer en solidarité dans la journée.

Sylvain Compère, responsable syndical au Populaire du Centre.

L'ambiance était très tendue dans la matinée à l'entrée siège du groupe Centre France, les manifestants se sont retrouvés face à des grilles leur empêchant d'entrer et une centaine de policiers et gendarmes chargés de prévenir les éventuels débordements. Ce qui bloque en plus du nombre de postes supprimés c'est le montant des indemnités de licenciement pour ceux qui vont quitter le groupe à l'issue du plan de sauvegarde de l'emploi. Les syndicats sont mobilisés pour faire avancer les choses.

Yves le Faou, délégué du syndicat national des journalistes. 

"Le groupe n'a pas les moyens d'aller au niveau de ce qu'ils ont demandé" Michel Habouzit, directeur général du groupe

De son côté la direction a reçu une délégation de 17 salariés jeudi après-midi et si elle entend les revendications exprimées, elle n’est pas prête à toutes les satisfaire. Elle devrait tout de même faire des propositions pour avancer sur ce dossier.

Michel Habouzit, directeur général du groupe Centre-France-la Montagne.  

Le groupe Centre France-la Montagne, qui possède au total huit quotidiens et une douzaine d'hebdomadaires, espère économiser 16 millions d'euros dans son fonctionnement grâce à ce plan de sauvegarde de l'emploi. L'objectif affiché pour les années à venir est de se diversifier notamment en lançant un plan numérique pour 2016. Un plan qui laisse les salariés dubitatifs faute de projet clair et de moyens avérés selon eux.

Carole, journaliste à la République du Centre. 

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