Les gaulois font de la résistance face à Saint-Gobain

Mercredi 30 avril 2014 à 11h13

Le groupe SGD (Saint-Gobain Desjonquères) vient de débuter la construction de sa nouvelle usine à Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly, près de Mers-les-Bains. Mais le projet était à deux doigts de capoter à cause d’une découverte archéologique.

Un four à sel de l'époque gallo-romaine découvert sur le terrain Anthony Raimbault © Radio France

SGD, leader mondial  de la fabrication de flacons en verre pour le parfum et le secteur pharmaceutique, avait besoin d’espace pour se développer. Le groupe a trouvé un terrain à quelques kilomètres  seulement de son usine de Mers-les-Bains, sur le parc environnemental d’activités Gros-Jacques. Avant de débuter les travaux, c’est obligatoire, une fouille est lancée.

Un village gaulois a failli faire capoter les travaux, reportage d'Anthony Raimbault 
 

Un village gaulois vieux de 2000 ans

Le mois dernier, l’entreprise déchante : les archéologues découvrent un village gaulois et une route de l’époque romaine. La découverte historique est importante mais l’enjeu économique l’est tout autant. SGD ne veut pas repousser la construction de sa nouvelle usine et envisage d’aller voir ailleurs. La préfecture de la Somme, qui ne peut pas se permettre de perdre les 300 emplois du nouveau site et ce marché de 20 millions d’euros pour les entreprises locales, a donc joué les arbitres en urgence.

On ne pouvait pas se permettre de passer à côté du projet industriel, Jean Claude Geney Sous-Préfet d'Abbeville

"Priorité à l'emploi, mais pas à n'importe quel prix", Jean-Claude Geney, sous-prefet d'Abbeville.

Les fouilles seront bien menées, mais les archéologues n’auront que trois mois pour travailler. Pour accélérer les recherches, les équipes sont renforcées : 25 archéologues mobilisés, c’est du jamais vu pour le responsable de l’INRAP (Institut national de recherches archéologiques préventives). Grâce à ce dispositif, le calendrier devrait être respecté et la nouvelle usine SGD prête à fonctionner en décembre 2015. Ces fouilles coûteront un million d’euros, à la charge de la Communauté de communes Bresle Maritime, qui espère un coup de pouce du département et de la Région. Quant aux objets de nos ancêtres gaulois,  SGD comme le prévoit la loi, est propriétaire de la moitié des découvertes, mais le groupe va en faire don au musée d’Abbeville.

localité

Javascript est nécessaire à la visualisation de cette carte.
Saint-Quentin-la-Motte-Croix-au-Bailly - 80880

1
Vos réactions sur cette info

Commentaires

euh je vient de voir le reportage de la fouille sur le journal de TF1 et ho surprise je voit un mec de la drac inerap chercher avec un détecteur de méteau xp dans la fouille. soit disant qui qui ne cherche pas avec des poêles a frire a bonne en entendeur.....
erreur? (anonyme)
Euh depuis quand c'est à la communauté de commune de payer les aménagements pour le compte de sociétés privées? Le principe du casseur/payeur implique que c'est la personne qui fait l'aménagement qui doit payer la fouille donc ici c'est saint gobain (et l'entreprise a les moyens).

Poster un nouveau commentaire

Votre adresse e-mail ne sera ni publiée ni transmise à des tiers
Votre commentaire ...
Actualiser Saisissez les caractères contenus dans l'image ci-dessus.
Tapez les caractères que vous voyez dans l'image ci-dessus. Si vous ne pouvez pas les lire, soumettez le formulaire et une nouvelle image sera générée. Les majuscules ne sont pas importantes.