Costa Concordia un an après : "Accepter de ne plus vivre comme avant"

Vendredi 11 janvier 2013 à 11h36 mis à jour le Vendredi 11 janvier 2013 à 11h40

Anne Decré habite Le Bouscat près de Bordeaux. Il y a un an, elle faisait partie des naufragés du Costa Concordia près des côtes de l'île de Giglio en Italie. Un an après, fondatrice du Collectif des Naufragés Français, elle se confie sur France Bleu Gironde.

Le naufrage du Costa Concordia avait fait 32 victimes LUCA ZENNARO © EPA/MAXPPP

"Personne n'en sort indemne" Pierre-Marie Gros (00'56'')
Anne Decret, présidente du Collectif des Naufragés Français

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Triste anniversaire. Il y aura un an dimanche, le Costa Concordia, qui transportait 3 200 touristes, faisait naufrage en heurtant un rocher à 300 mètres des côtes de l'île du Giglio, au large de la Toscane. Bilan : 32 morts et 2 passagers toujours portés disparus. Parmi les rescapés, qui avaient du se débrouiller par eux-même pour rejoindre le rivage, Anne Decré, une habitante du Bouscat dans l'agglomération bordelaise. Elle a ensuite fondé le collectif des naufragés français de la catastrophe. Il regroupe 360 personnes. Elle part ce vendredi après-midi pour l'île du Giglio, avec une centaine de membres du collectif, pour participer aux cérémonies qui auront lieu sur place toute la journée de dimanche.

Sa vie entre parenthèses

Cela fait un an qu'Anne Decré a mis sa vie entre parenthèses pour s'occuper de ce collectif qui bataille ferme contre la compagnie Costa. Le collectif a d'abord refusé une indemnisation forfaitaire de onze mille euros pour chacune des victimes. Les différentes procédures devant la justice suivent leur cours. Le collectif s'est aussi battu sur l'organisation même des cérémonies commémoratives de ce 1er anniversaire.

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"Moins lourd à porter lorsqu'on sera reconnus comme des victimes" Pierre-Marie Gros (01'17'')
Reportage France Bleu Gironde

Un couple de Mérignac, et un bordelais figurent également parmi les rescapés du Costa Concordia. 8 personnes sont poursuivies par la justice italienne après ce naufrage, dont le commandant du navire. L'épave du paquebot gît toujours devant le port de l'île du Giglio. Elle ne devrait pas être enlevée au mieux avant septembre.

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Bordeaux

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