Greenpeace rebaptise la centrale du Blayais Fessenheim

Samedi 30 mars 2013 à 14h46

Une étude de Greenpeace, publiée le 28 mars, estime que quatre centrales françaises, dont celle du Blayais, sont au moins aussi dangereuses que Fessenheim, la doyenne du pays, promise à la fermeture d'ici à la fin 2016 par François Hollande. Du coup l'ONG demande qu'elles soient logées à la même enseigne

Samedi matin, Patrick Maupin, responsable Greenpeace à Bordeaux, a rebaptisé la centrale du Blayais Fessenheim  © Radio France

"Le Blayais comme Fessenheim même combat"  

"Blayais = Fessenheim"

Ils n'étaient pas même 10 ce samedi matin sur le site de la centrale du Blayais, pour demander sa fermeture. Une poignée de militants de Tchernoblaye et de Greenpeace. Sur leur pancarte on pouvait lire "Blayais = Fessenheim". Il faut dire que si Fessenheim est la doyenne des centrales françaises, la centrale du Blayais n'en est pas loin. Construite au début des années 80, elle a 30 ans. Elle est située à 45 km de Bordeaux et à 50 km de Royan, elle est refroidie par l'estuaire de la Gironde.

Dans la nuit de vendredi à samedi, les militants de Greenpeace ont renommé les communes des environs de la centrale du Blayais Fessenheim  © Radio France

La fermeture de la centrale du Blayais : une priorité

Dans son rapport intitulé, "50 % de nucléaire : 5 centrales nucléaires à fermer en priorité", sur les dix-neuf sites français, Greenpeace inscrit sur sa liste noire quatre autres sites à "fermer en priorité" : le Blayais,  Bugey (Ain), Gravelines (Nord) et le Tricastin (Drôme), en évaluant leur vulnérabilité et les conséquences économiques potentielles d'un accident.

"Trois séries de critères" à l'appui : le niveau de sûreté des centrales (âge, puissance, nature du combustible, dont le MOX...), les risques d'agressions externes naturelles ou non naturelles" (inondation, séisme, risque industriel, incendie...) et les conséquences sanitaires et économiques d'un accident (proximité d'une frontière ou d'une grande métropole, activités économiques proches...)

Bordeaux à 45 km à vol d'oiseau

L'agglomération bordelaise et son million d'habitants se trouve à 45 km de la centrale nucléaire. Une population directement menacée selon Greenpeace, car selon l'ONG les vents dominants montrent que la contamination irait plus vers Bordeaux et ses alentours que vers l'océan. Pour l'ONG c'est l'une des raisons qui devraient pousser à la fermeture du site. Un site dont la sécurité est menacée par la proximité de l'aéroport et donc des vols d'avions.

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