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Les viticulteurs du Bordelais au chevet de la vigne : le mildiou et l'oïdium menacent après la forte humidité

Mercredi 26 juin 2013 à 06h20

Six châteaux du Bordelais, la moitié en Saint Emilion, l'autre moitié en Pessac-Léognan, ont obtenu de la Préfecture une dérogation exceptionnelle pour réaliser des épandages aériens de pesticides. Mais ils devraient finalement s'en passer.

La vigne du Bordelais encore saine  © Pierre Marie Gros - Radio France

Au chateau Bouscaut, méthodes de traitement traditionnelles  
Laurent Cogombles, président de l'appellation Pessac-Léognan

La fraîcheur a retardé un possible développement du mildiou et de l'oïdum. Cette moisissure et ce champignon peuvent faire des ravages en s'attaquant aux grappes et aux feuilles. Au stade actuel, il n'y a pas péril en la demeure.

Mais les températures cette semaine repassent pour les maximales, au dessus de 20° dans la journée.

Avec l'humidité ambiante, les risques de maladie s'aggravent.

Il faut donc appliquer un traitement préventif, avant la fin de la semaine. Les six chateaux qui ont demandé la dérogation devraient finalement utiliser les méthodes traditionnelles de traitement, par les tracteurs et les pulvérisateurs. L'autorisation exceptionnelle de pulvériser les produits phytosanitaires à l'aide d'un hélicoptère, devait leur permettre de survoler les vignes, gorgées d'eau, et inaccessibles.

Les épandages aériens sont devenus inutiles

Mais depuis, la météo s'est améliorée. Les sols ne sont plus aussi boueux, et le temps devrait rester sec dans les jours qui viennent. Pas besoin donc d'avoir recours à la technique aérienne, très décriée par les défenseurs de l'environnement. Technique interdite d'ailleurs depuis 2009 et autorisée uniquement à titre dérogatoire.


Au château Bouscaut, à Cadaujac (47 hectares en appelllation Pessac-Léognan), le propriétaire Laurent Cogombles a choisi les méthodes traditionnelles de traitement phytosanitaires, avec tracteurs ou pulvérisateurs. Si la vigne est pour l'instant dans un bon état sanitaire, une chose est sûre en tout cas : la floraison a pris deux à trois semaines de retard.

La vigne a du retard, la vendange devrait être moins importante  
Laurent Cogombles

 

Le chateau Bouscaut à Cadaujac  © Pierre Marie Gros - Radio France

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Bordeaux - 33000

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