Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

(10/10) Metz : le retour en grâce des vitraux de Jean Cocteau

mercredi 7 août 2013 à 6:00 France Bleu Lorraine Nord

Jean Cocteau a conçu les vitraux de l'église Saint-Maximin à Metz. Des vitraux restés méconnus jusque dans les années 2000. On peut même y voir un autoportrait de l'artiste pourtant déclaré "inapte à l'art religieux". Dixième et dernier épisode de notre série estivale "Petites et Grandes histoires de la Moselle".

Vitraux de Cocteau à l'église St Maximin de Metz
Vitraux de Cocteau à l'église St Maximin de Metz - Pascal Brocard

En entrant dans l'église Saint-Maximin, dans le quartier Outre-Seille, à Metz, on est tout de suite frappé par une symphonie de bleus. Les vitraux illuminent l'église de leur motifs abstraits, dans le style très reconnaissable de Jean Cocteau à la fois poète, dessinateur et auteur.

Vitraux de Cocteau à l'église St Maximin de Metz

Quatorze vitraux signés Jean Cocteau trônent dans la nef, l'abside et des chapelles de l'église. Marie-Antoinette Kuhn-Mutter, historienne de l'art, et auteure en 2012 d'un livre sur les vitraux de Jean Cocteau à Metz (éd. Serpenoise) explique qu'il faut être très observateur pour trouver des motifs religieux dans ces vitraux. Autre surprise, on retrouve un autoportrait de Jean Cocteau dans une chapelle.

Réputation sulfureuse

Des vitraux, Jean Cocteau n'en a réalisé nulle part ailleurs sauf trois petits à Milly-La-Forêt, là où il est enterré. Le lien de l'artiste avec la Lorraine s'est fait notamment grâce à son fils adoptif, Edouard Dermit, mineur et peintre originaire de la Meuse. Pour Marie-Antoinette Kuhn Mutter, les vitraux de Jean Cocteau n'ont pas vraiment été accepté par la population.

Retrouvez la chronique diffusée à l'antenne

A cela, deux raisons : sa réputation sulfureuse à l'époque - un artiste à l'homosexualité affichée - et la quasi-absence de motifs religieux dans ces vitraux.

Vitraux de Cocteau à l'église St Maximin de Metz

Au cours de sa recherche, Marie-Antoinette Khun-Mutter découvre que la cathédrale Saint-Etienne de Metz a failli avoir des vitraux signés Jean Cocteau. Mais à la fin des années 1950, la commission religieuse chargée de juger son travail le déclare - très sévèrement - "inapte à l'art religieux" ! Il obtient quand même une seconde chance pour l'église Saint-Maximin, en restauration après les ravages de la guerre. Les premiers vitraux sont installés à partir de 1962.

Retour en grâce

Aujourd'hui, Marie-Antoinette Kuhn est fière du retour en grâce des vitraux de Jean Cocteau à Metz. Un retour en grâce auquel elle a largement contribué. Un autre Lorrain, Christian Schmitt, a aussi écrit un ouvrage sur le sujet. Et de nombreuses conférences y sont également consacrées.

CHRO ETE COCTEAU