Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Affaire Cahuzac : Hollande prévenu mi-décembre

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Alain Zabulon, directeur de cabinet adjoint de François Hollande, était auditionné ce mardi par la commission d'enquête parlementaire chargée du dossier. Il a raconté avoir averti le chef de l'Etat, le 15 décembre, de l'existence de la bande sonore qui trahissait Jérôme Cahuzac, tout en justifiant le fait que les pouvoirs publics n'aient alors pas saisi la justice.

Alain Zabulon, directeur adjoint du cabinet de François Hollande
Alain Zabulon, directeur adjoint du cabinet de François Hollande © Maxppp

La commission d'enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur l'affaire Cahuzac poursuit ses travaux, et notamment les auditions des principaux acteurs. Avec des zones d'ombres à éclaircir : Matignon et l'Elysée étaient-ils au courant que le ministre du Budget d'alors possédait un compte dissimulé en Suisse ? Si oui, l'appareil d'Etat a-t-il cherché à le camoufler ?Ce mardi, c'est Alain Zabulon, le directeur de cabinet adjoint de François Hollande, qui a répondu aux questions des membres de la commission. Il a été invité à donner des précisions sur le contenu des informations portées à la connaissance du chef de l'Etat, et à motiver sa réaction.

L'Elysée et Cahuzac prévenus le 15 décembre

Alain Zabulon explique avoir reçu, le 15 décembre, un coup de téléphone "d'un quart d'heure à vingt minutes" de Michel Gonelle. Cet ancien élu du RPR, adversaire malheureux de Jérôme Cahuzac aux municipales de Villeneuve-sur-Lot, affirme avoir en sa possession une bande enregistrée dans laquelle on entend l'ex-ministre avouer qu'il détient un compte en Suisse.

A la fin de la conversation, "il me demande mes conseils, mes instructions (...) Je lui dis 'je vais d'abord en référer en interne dans ma maison". Dont acte. Alain Zabulon raconte à François Hollande et au secrétaire général de la présidence la conversation qu'il vient d'avoir avec Michel Gonelle. Sur ordre du président de la République, il avertit également Jérôme Cahuzac par téléphone, qui "ne fait pas de commentaire particulier".

François Hollande : "Dites à Michel Gonelle de porter ces éléments à la connaissance de la justice"

Comment François Hollande appréhende-t-il alors le fond du problème ? Alain Zabulon insiste sur le fait que l'Elysée reçoit les déclarations de Michel Gonelle avec "prudence". "Nous le prenons comme un témoignage, mais non avéré, non démontré, non prouvé à ce stade", déclare-t-il. "A l'époque, la majorité des commentateurs et observateurs donnent crédit à Cahuzac de sa bonne foi". Seul un article du site d'information Mediapart, publié une dizaine de jours plus tôt, vient corroborer l'existence de cet enregistrement.“Si vous avez un nouveau contact avec Michel Gonelle, dites-lui que ces éléments devront être portés à la connaissance de la justice”, décide à l'issue de la conversation François Hollande. Selon Alain Zabulon, Michel Gonelle rappelle deux jours plus tard, le 17 décembre, mais les deux hommes se manquent.

"Pas d'élément pour que l'Elysée saisisse la justice"

Pourquoi l'Elysée n'a pas fait le choix de saisir la justice dans la foulée ? "Sur la base d'un témoignage oral qui appelle des interrogations quant à sa crédibilité et à sa cohérence, il n'y a pas d'élément pour que la présidence de la République saisisse la justice", répond Alain Zabulon. "C'était à l'intéressé lui-même de le faire, et depuis longtemps". L'entourage du chef de l'Etat craint de surcroît une "instrumentalisation de la présidence" de la République.Le parquet finira par ouvrir une enquête de son propre chef le 8 janvier.Alain Zabulon précise qu'après le 15 décembre, il n'y a plus eu aucun contact avec Michel Gonelle. Ce dernier a pour sa part déjà été entendu par la commission d'enquête, et devrait revenir répondre à une deuxième série de questions prochainement.

Affaire Cahuzac : les différentes enquêtes
Affaire Cahuzac : les différentes enquêtes
Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu