Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Affaire Cahuzac : pour Edwy Plenel, Pierre Moscovici a "mal travaillé"

-
Par France Bleu

Naïf, amateur ou manipulé, selon Mediapart : la commission parlementaire sur l'affaire Cahuzac s'est penchée mardi sur l'"attitude" du ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, durant la première journée de leurs auditions.

Pierre Moscovici sera entendu mercredi par la commission parlementaire.
Pierre Moscovici sera entendu mercredi par la commission parlementaire. © Maxppp

"La bonne foi n'exempte pas parfois de la maladresse, de la naïveté ou d'un mauvais fonctionnement de l'Etat. Je ne veux pas dire que M. Moscovici a été forcément complice d'une manoeuvre voulant absolument cacher la vérité, je dis néanmoins qu'il a mal travaillé !", affirmait mardi devant la commission parlementaire Edwy Plenel, fondateur du site d'informations Mediapart, qui, à de nombreuses reprises, avait évoqué l'ancien ministre de tutelle de Jérôme Cahuzac. Il y a, ajoute Edwy Plenel, "deux hypothèses : amateurisme ou légèreté, ou, seconde hypothèse, une instrumentalisation".

L’attitude de Pierre Moscovici en question

Naïf, amateur ou manipulé, selon Mediapart : la commission parlementaire sur l'affaire Cahuzac s'est penchée mardi sur l'"attitude" du ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, durant la première journée de leurs auditions. Déjà mise en cause par la droite mais aussi par une partie de la gauche  pour sa gestion de la crise économique, plusieurs membres de la commission d'enquête ont clairement expliqué mardi que l'attitude du ministre de l'Economie était au coeur de leurs investigations.

"Pourquoi est-ce qu'on a saisi uniquement sur la banque UBS ? Est-ce qu'à l'époque, il savait que la réponse ne pouvait qu'être négative ?"

"L'une des questions que nous devrons trancher, c'est l'attitude du ministre de l'Economie", relevait au début des auditions le député UDI Charles de Courson, qui préside la commission. "Notamment lorsque le directeur général des finances publiques a saisi les autorités helvétiques" pour l'interroger sur un compte de Jérôme Cahuzac : "pourquoi est-qu'on a saisi uniquement sur la banque UBS ? Est-ce qu'à l'époque, il savait que la réponse ne pouvait qu'être négative ?" "Il faut nous expliquer pourquoi on n'a pas saisi sur la banque Reyl et Singapour", ville-Etat avec laquelle "Paris a une convention d'assistance administrative mutuelle". Jérome Cahuzac avait transféré son compte d'UBS à Reyl en Suisse puis à la filiale singapourienne de cette banque.

"La question qui se pose à vous c'est comment, sur la foi des mêmes informations, Bercy obtient une réponse négative de la Suisse, tandis que la justice obtient une réponse positive"

Sur cette question des demandes à la Suisse, le journaliste de Mediapart Fabrice Arfi, à l'origine des révélations et auditionné aux côtés Edwy Plenel, est sans appel : "Les questions posées à l'administration fiscale suisse sont objectivement de mauvaise foi. Quand on cherche un compte (...) on ne cherche pas seulement M. Cahuzac en tant qu'ayant droit, on cherche autour, on cherche le gestionnaire de fortune, on cherche Reyl qui est cité, pour avoir la vérité".

Une entreprise de communication pour mettre un terme à l'affaire

"M.Moscovici a dit qu'il voulait la vérité. On voit avec quel succès, il l'a eue!", ajoutait ironiquement le journaliste dans la foulée, qui estime qu'il y avait eu "une entreprise de communication pour mettre un terme à cette affaire". "La question qui se pose à vous c'est comment, sur la foi des mêmes informations, Bercy obtient une réponse négative de la Suisse, tandis que la justice obtient une réponse positive...." Mardi matin, Pierre Moscovici, qui, comme ses collègues de la Justice et de l'Intérieur, sera entendu par la commission, avait affirmé que "l'administration avait fait tout ce qu'elle pouvait, tout ce qu'elle devait".

  • Suisse
Choix de la station

À venir dansDanssecondess