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Affaire Lubrizol : le rapport accablant

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Six mois après la fuite de mercaptan à l’usine Lubrizol de Rouen, un rapport officiel pointe les erreurs humaines et le manque d’entrainement du personnel. Le 21 janvier 2013, des dizaines de milliers de personnes avaient été incommodées par une odeur nauséabonde entrainant parfois des maux de tête et des vomissements.

L'usine Lubrizol à Rouen
L'usine Lubrizol à Rouen © Maxppp

Le souvenir est encore bien présent dans les esprits. Le 21 janvier 2013, une odeur nauséabonde se répand dans l’agglomération de Rouen. Elle sera ressentie jusqu’en région parisienne et même dans le sud de l'Angleterre.

Une fuite de mercaptan s’est produite sur une cuve de l’usine Lubrizol. Un gaz non toxique, selon les autorités, mais qui incommode des dizaines de milliers de personnes, entraînant parfois des maux de tête, des nausées et des vomissements passagers.

La fuite de gaz malodorante provoque un vent de panique en Haute-Normandie. Les pompiers sont assaillis de coups de téléphone : plus de 2500 appels en quelques heures. Mais il y aura moins de 20 consultations.

Six mois après, un rapport du Ministère du Développement durable pointe les erreurs humaines, le manque d’entrainement du personnel et les insuffisances techniques.

Des erreurs humaines

Tout commence le vendredi 18 janvier 2013. Un technicien commet une erreur. Au lieu de démarrer une pompe depuis un tableau de commande. Il met en route l’agitateur de la cuve. Cela va entraîner la montée en température du produit chimique qu’elle contient.

Usine Lubrizol à Rouen - le tableau de commande (photo du rapport officiel)
Usine Lubrizol à Rouen - le tableau de commande (photo du rapport officiel)

Pendant le week-end, les techniciens qui assurent les rondes de surveillance ne remarquent rien. Le rapport pointe une erreur collective dans la «non détection de la montée en température à temps pour empêcher la survenue de l’accident ».

Le lundi 21 janvier, la température de la cuve dépasse 110 degrés le matin. Une alarme se déclenche. Les riverains commencent à sentir une odeur. Dans l’usine, la procédure est lancée pour stabiliser le produit chimique dans la cuve. En vain. Le gaz va se répandre dans l’atmosphère dans la nuit du lundi au mardi.

Un incident aggravé selon le rapport par le manque d’entrainement

Le rapport estime que l’incident a été aggravé par le «retard pris pour préparer la première solution neutralisante ». Un retard qui «résulte d’un manque d’entrainement ». Il souligne que «le système de traitement des gaz n’était pas dimensionné pour des quantités importantes de mercaptan ».

L’incident prend fin le 6 février 2013, soit deux semaines plus tard. Les 36 tonnes de produits chimiques contenus dans la cuve ont été évacuées et traitées. La cuve a été nettoyée.

Dans ses conclusions, le rapport retient plusieurs enseignements. Il estime qu’il faut apporter des améliorations techniques, revoir les procédures, renforcer la formation du personnel, et renforcer la fiabilité des dispositifs de sécurité.

Patrick Berg (direction régionale de l'environnement).

Des conclusions prises en compte par Lubrizol

A la suite de ces conclusions, la préfecture de Seine Maritime a demandé à Lubrizol de prendre les mesures nécessaires. Ce qui a été fait. Du coup, l'unité de l'usine chimique concernée par l'accident a été autorisée à redémarrer le 18 juin dernier.

La ministre de l'écologie Delphine Batho en visite chez Lubrizol à Rouen
La ministre de l'écologie Delphine Batho en visite chez Lubrizol à Rouen © Maxppp

Affaire Lubrizol : le rapport du Ministère du Développement durable

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