Campagne anti-chasse de la Fondation Brigitte Bardot : "Arrêtez de dire que nous sommes des assassins"

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Chasseur fusil à l’épaule (image d'illustration) © Radio France - Emmanuel Claverie

La fondation Brigitte Bardot lance une campagne d'affichage anti-chasse. Dans la Vienne, la nouvelle agace la fédération départementale des chasseurs, présidée par Michel Cuau. Il était l'invité de France Bleu Poitou ce mercredi 7 avril.

"Chasseurs, sauvez des vies, restez chez vous". Voilà un des messages affichés par la fondation Brigitte Bardot dans la Vienne. La fondation compte aussi "141 accidents dont 11 mortels", et "30 millions d'animaux tués". "Un chiffre très farfelu", selon Michel Cuau, président de la fédération des chasseurs de la Vienne interrogé par France Bleu Poitou ce mercredi 7 avril 2021. Michel Cuau ne nie pas les accidents. La Vienne en a connu deux à la fin de l'année 2019.  Pour autant il est indigné par la campagne anti-chasse. "Arrêtez de dire que nous sommes des assassins" lance le représentant des chasseurs de la Vienne à l'intention de Brigitte Bardot. "On nous considère pire que des terroristes et notre fédération, à l'échelle nationale, a décidé de porter plainte".

La chasse, aussi, est confinée

Avec le confinement, les chasseurs de la Vienne ont rangé les fusils, "depuis le 31 mars", précise Michel Cuau, qui n'espère pas reprendre son activité avant l'automne. 

Certaines chasses peuvent encore avoir lieu. "Ce sont des battues administratives, explique le président de la fédération de la Vienne. Elles sont demandées par la préfète de la Vienne et se déroulent sous le commandement un lieutenant de louveterie." Le 1er avril dernier par exemple, une battue a eu lieu aux alentours du CHU de Poitiers, pour chasser les sangliers. "Il y en a beaucoup dans le secteurs, détaille Michel Cuau. Ils sont dangereux pour la sécurité routière et ce sont les animaux qui créent le plus de dégâts sur les semis de printemps."

Pour la fédération, l'action des chasseurs est essentielle pour éviter ces dégâts dans les champs. Pour récompenser les chasseurs bénévoles qui évitent ainsi la destruction des cultures, l'assemblée générale va voter une baisse du prix du bracelet sanglier à 20 euros, contre 25 euros aujourd'hui.