Climat – Environnement

Irma, un mois après : Elisabeth et sa famille ont trouvé refuge à La Membrolle-sur-Choisille, près de Tours

Par Marie-Ange Lescure, France Bleu Touraine et France Bleu vendredi 6 octobre 2017 à 5:30

Il y a un mois l'ouragan Irma frappait les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélémy et faisait 11 morts sur la partie française de l'île. Il a occasionné plus d'un milliard de destructions. Parmi les habitants, Elisabeth et sa famille ont trouvé refuge à La Membrolle-sur-Choisille près de Tours.

7.000 à 8.000 personnes ont quitté Saint-Martin et Saint-Barthélemy après le passage de l'ouragan Irma il y a près d'un mois. C'est le cas d'Elisabeth, de ses 2 enfants et de son mari, ils ont trouvé refuge chez la mère de la jeune femme à La Membrolle-sur-Choisille.

"Lors du premier ouragan, Irma, on est resté en famille chez nous. c'est quand on a ouvert les volets qu'on s'est rendu compte du désastre; Tout était ravagé, détruit. Il y avait des trous dans le toit de notre maison, un garde-corps en verre avait explosé sous la pression du vent et il y avait des morceaux dans toute la maison. Lorsque le second ouragan José a été annoncé, des amis sont venus nous rejoindre car leur maison avait été dévastée. On s'est retrouvé sans eau, sans électricité, il faisait chaud, il y avait des moustiques partout. J'ai commencé à me renseigner pour savoir quand on aurait à nouveau l'eau, l'électricité, quand on nous répondait pas avant un mois ou peut-être plus on voulait pas y croire."

On est parti pour les enfants"

Elisabeth et sa famille, au cours de la première semaine qui a suivi l'ouragan, ont décidé de rester sur place, chez eux. Mais c'est en fait la scolarité des enfants qui a déclenché le départ pour la métropole. Ils devront attendre la reprise des vols commerciaux pour rentrer en France car sont évacués en priorité les blessés, les familles avec des enfants en bas-âge.

Elisabeth et sa famille ont attendu la reprise des vols commerciaux pour pouvoir rentrer en Métropole © Maxppp - Emilio Naranjo/EFE/Newscom/MaxPPP

Point de chute : La Membrolle-sur-Choisille, chez la mère d'Elisabeth. "Ça était un peu dur pour l'aîné des deux frères, pré-ado, de quitter ses copains et même pour nous, c'est pas facile de laisser sa maison, sa vie, et de laisser les amis derrière nous dans une telle situation"

Les enfants sont devenus le centre d'intérêt à l'école"

Pour les enfants, l'arrivée dans un nouveau collège et une nouvelle école a été plutôt facilité par le fait que tous les autres élèves s’intéressaient à eux : "Ils sont devenus le centre d'attention de tous, et finalement ça a facilité leur intégration. A l'école primaire, la maîtresse du plus jeune de mes fils a expliqué la situation et les événements qui sont arrivés aux Antilles, mais certains élèves ont situé l'ouragan du côté du Brésil, en fait qu'importe la géographie, ça l'a aidé à s'intégrer dans la classe !"

Elisabeth, son mari et ses enfants ont décidé de repartir à Saint Barthélémy au mieux après les vacances de Toussaint au plus tard après celles de Noël.