Culture – Loisirs

500 ans du Havre : quelles œuvres resteront ? Quelles œuvres seront détruites ?

Par Amélie Bonté, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) samedi 30 septembre 2017 à 5:29

La manifestation Un Été au Havre qui célèbre les 500 ans de la ville s'achève en octobre. D'ici là, plusieurs grands événements comme les Grandes Voiles cette semaine mais déjà la question de savoir ce que vont devenir les œuvres se pose. Lesquelles resteront ? Lesquelles seront détruites ?

Que vont devenir les œuvres installées au Havre, dans le cadre des 500 ans ? Un Été au Havre, vous le savez est une manifestation ponctuelle, qui a démarré le 27 mai et qui s'achève le 8 octobre (date de la construction de la ville) et qui sera prolongée jusque début novembre avec la Transat Jacques Vabres. Les œuvres et expositions mises en place durant la manifestation sont censées être éphémères mais les Havrais se sont bien appropriés certaines installations comme la catène de conteneurs, quai Southampton. D'ailleurs une pétition est en ligne sur internet, plus de 2.900 signatures pour la pérennité des œuvres. Alors la ville du Havre va-t-elle les conserver ?

Les œuvres qui restent

Super Fort ! (photo Bruit du Frigo - ville du Havre)
  • Super Fort ! au Fort de Tourneville
Parabole quartier Pré Fleuri (photo S.Boin, ville du Havre).
  • Parabole D'Alexandre Moronoz (quartier Pré Fleuri)
Les Jardins Fantômes au Bassin du Roy. © Radio France - Coralie Moreau
  • Jardins Fantômes de Baptiste Debombourg (Bassin du Roy)
Impact sur le bassin du Commerce (photo Edouard Zeitoun, ville du Havre).
  • Impact de Stéphane Tidet (fontaine Bassin du Commerce)
Vénus et Mars (visuel transmis par la ville du Havre).
  • Les installations sur les cheminées de la centrale EDF "Venus et Mars" de Félicie D'Estienne D'Orves
  • Les différentes peintures sur certains murs de la ville
  • Le Temps suspendu de Chevalvert (tous les portraits de Havrais pris lors de Clic-Clac, l'œuvre sera installée en octobre pour la fin de la manifestation)

Les œuvres dont l'avenir est incertain

La catène de containers de Vincent Ganivet est très appréciée des havrais depuis sa construction en mai © Radio France - Amélie Bonté
  • Catène de containers de Vincent Ganivet

POURQUOI ? Elle est située dans le périmètre UNESCO, cela demande plusieurs démarches administratives pour pouvoir la conserver. En revanche techniquement elle a été conçue pour durer.

L'altoviseur sur le toit de la gare du Havre par Julien Berthier (photo ville du Havre).
  • Altoviseur de Julien Berthier

POURQUOI ? des études sont en cours pour améliorer notamment le miroir, qui ne donne pas l'effet escompté. La SNCF (puisque l'œuvre est sur le toit de la gare) est pour la conserver.

  • UP#3 de Lang et Baumann (photo principale)

POURQUOI ? il y a de grosses contraintes techniques qui là aussi sont en cours d'études. L'œuvre qui est en bois a déjà été repeinte régulièrement depuis le mois de mai, il faudrait en changer la structure, puisqu'elle est soumise aux aléas climatiques (l'oeuvre est située sur la plage). De plus la loi littoral oblige les communes à rendre leur plage vierge de toutes structures durant l'été.

Les cabanes de plage repeintes par Karel Martens. © Radio France - Isabelle Le Brun
  • Les cabanes de Karel Martens

POURQUOI ? il faut remettre tout le monde autour de la table car certains cabanistes veulent conserver les couleurs, d'autres qui ne participaient pas à l'oeuvre pourraient vouloir s'y intégrer. L'artiste ne souhaite pas que son œuvre soit dénaturée si chaque cabaniste repeint sa propre cabane.

Les œuvres éphémères (qu'il faut s'empresser d'aller voir avant le 8 octobre)

Accumulation of power dans l'église Saint-Joseph (photo Philippe Breard, ville du Havre).
  • Accumulation of power de Chiharu Shiota
Love love dans le bassin (photo Philippe Breard, ville du Havre).
  • Love Love de Julien Berthier
Le Temple aux 5.000 vœux, bassin de la Barre (photo Compagnie La BaZooka).
  • Le Temple aux 5.000 vœux de la Bazooka

Un Eté au Havre dure jusqu'au 8 octobre 2017, date de la fondation de la ville par François 1er. Les manifestations et visite d’œuvres sont gratuites.