Culture – Loisirs

Sortir des ruines, Amiens la reconstruction : le film de l'INA et France 3 Hauts-de-France présenté en avant-première

Par Véronique Houdan, France Bleu Picardie vendredi 6 octobre 2017 à 17:39

Présenté en avant-première vendredi 13 octobre, à la Maison de la Culture d'Amiens, le film de Joëlle Novic "Sortir des ruines, Amiens la reconstruction" retrace les années de reconstruction au travers d'images d'archives et de témoignages. Il est co-produit par l'INA et France 3 Hauts-de-France.

La Maison de la Culture d'Amiens vous invite à l'avant-première du film "Sortir des ruines, Amiens la reconstruction". Riche d'images d'archives, photos et films, mais aussi de témoignages, le film de Joëlle Novic retrace les années difficiles de la reconstruction d'Amiens.

Le film souligne la particularité d’Amiens qui, à la différence du Havre ou de Brest a été détruite et reconstruite à deux reprises au cours du XXe siècle. Les ruines de 1945 faisant écho à celles 1918.

A peine sortie de la guerre 14-18, la population d'Amiens doit faire face à la Seconde Guerre mondiale. Un quart de la ville est détruit, plus de 60% du centre ville, notamment en mai 1940 et en mai 1944. Joëlle Novic, l'auteure du film, nous fait entendre des témoignages comme celui de cette femme qui évoque les bombardements sur la gare de Saint Roch le 18 mai 1940 :

« il est 15h30, une escadrille se manifeste au-dessus de la gare et attaque, c’est un déluge de fer et de feu (…) il est tombé une trentaine de bombes et l’attaque a duré vingt minutes, un silence profond succède au fracas des explosions seulement troublé par le gémissement des blessés (…) »

Il faudra beaucoup de courage, de volonté et de détermination pour reconstruire la ville. Deux architectes vont être sollicités. D'abord Pierre Dufau, un jeune architecte de 32 ans, prix de Rome. Sa maison de famille, à Amiens, a été détruite. En 1940, il commence à imaginer une ville moderne, au centre-ville aéré, des places, des larges rues. Et en 1942, Pierre Dufau fera appel à Auguste Perret qui s'occupera de la gare d'Amiens, place Alphonse Fiquet. « Le maître du béton » dessinera alors les plans de la tour d'habitation de 110 mètres de haut qui deviendra le symbole de la ville d'Amiens : la Tour Perret. Si la tour Perret est aujourd’hui symbole d’Amiens autant que sa cathédrale, il n’en a pas toujours été ainsi.

Mais la reconstruction aérée ne laisse pas la place aux habitations individuelles. Les anciens propriétaires se retrouvent en collectivité, ce qui n'est pas du goût de tous. Et les plus pauvres se retrouvent en périphérie de la ville.

C’est en mars 1966, avec l’inauguration de la maison de la culture, symbole de la renaissance d’Amiens, que la ville tourne enfin le dos aux années très difficiles de la reconstruction. André Malraux, ministre des Affaires culturelles, accompagné du maire Maurice Vast, fera lui-même le déplacement pour l’inaugurer. Dans sa première année elle accueillera 90 000 spectateurs, et plus de 400 000 personnes la visiteront. André Malraux y prononcera un discours mémorable dont des extraits sont présents dans le film.

« La culture c’est ce qui répond à l’homme quand il se demande ce qu’il fait sur terre »

France Bleu Picardie vous invite à l'avant-première

Ecoutez France Bleu Picardie. Tous les jours, jusqu'au vendredi 13 octobre, des places sont à gagner pour découvrir le film en avant-première à la Maison de la Culture.