Éducation

Rythmes scolaires : bilan contrasté pour les communes ligériennes

Par Tanguy Bocconi, France Bleu Saint-Étienne Loire lundi 5 juin 2017 à 20:55

Le projet de décret qui laissera aux maires le choix de revenir à la semaine de quatre jours sera étudié jeudi 8 juin par le Conseil supérieur de l’Éducation, pour un avis consultatif. La nouvelle majorité présidentielle souhaite ensuite sa publication avant fin juin.

Les rythmes scolaires pourraient bien de nouveau changer à la rentrée prochaine. Dans les orientations de la République en Marche du président Macron, concernant l’Éducation nationale on trouve la possibilité de revenir sur cette réforme très controversée qui s'est appliquée à la rentrée 2014. La réforme a imposé aux communes d'aménager des activités périscolaires dans leurs écoles. Le projet de décret sera étudié le jeudi 8 juin par le Conseil supérieur de l’Éducation, pour un avis consultatif. La nouvelle majorité espère ensuite sa publication avant fin juin.

Un bilan contrasté dans les communes ligériennes

Dans la Loire plusieurs maires s'étaient vivement opposés à l'application de cette réforme, allant jusqu'à bloquer l’accès de leurs écoles à la rentrée 2014. Le maire de Villemontais avait symboliquement posé un cadenas sur le portail de l'école pour s'opposer au changement des rythmes scolaires. Trois ans après Sébastien Lassaigne n'a pas changé d'avis : "Je constate que les enfants sont beaucoup plus fatigués en fin de semaine, je ne suis vraiment pas certain que l'on respecte leur rythme biologique... et puis cela fait des frais supplémentaires pour les petites communes : quand on sait qu'on a de moins en moins d'aides de l’État, ça ne sont pas les 50 euros versés par enfant qui vont tout révolutionner. Pour moi l'expérience n'est pas concluante."

Même avis à Saint-Médard en Forez, où à la rentrée 2014 la maire Évelyne Flacher s'était vivement opposée à la réforme des rythmes scolaires. Elle s'étonne encore de ce que cette réforme ne s'applique qu'aux écoles publiques et ne soit pas obligatoire dans le privé. Selon elle, certains parents auraient même choisi d'y inscrire leurs enfants pour éviter de perdre la semaine de quatre jours !

Au contraire d'autres communes étaient elles volontaires pour l'appliquer comme à la Talaudière où la maire Ramona Gonzales Grail tire un bilan très satisfaisant de cette réforme : "C'est un choix politique: nous avons mis de gros moyens pour que les enfants puissent pratiquer gratuitement de multiples activités telles que le théâtre, les arts du cirque, l'apprentissage des langues, le basket , le judo, la musique... Il y a même de la diététique ! Nous avons choisi de leur proposer une activité chaque soir : les enfants ne sont pas fatigués, ils sont ravis et visiblement les parents aussi ! Je ne vois pas pourquoi on abandonnerait un système qui fonctionne si bien chez nous".

Quoi qu'il en soit chaque commune devrait bientôt avoir le choix: le gouvernement veut aller vite sur ce sujet et publier sa nouvelle loi dés le mois de juin.