Valence : le maire lance un appel pour la reconnaissance internationale de la République du Haut-Karabagh

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Nicolas Daragon lance un appel des maires et des élus locaux pour la reconnaissance internationale de la République du Haut-Karabagh. © Radio France - Vincent Pillet

Engagé aux côtés des Arméniens, le maire de Valence Nicolas Daragon lance un appel aux maires et aux élus locaux pour la reconnaissance internationale de la République du Haut-Karabagh. Il s'agit du "seul moyen de garantir la sécurité de ses habitants et d’éviter un nettoyage ethnique", écrit-il.

Nicolas Daragon, le maire de Valence, lance un appel aux maires et aux élus locaux pour la reconnaissance internationale de la République du Haut-Karabagh. Cette région est le théâtre d’affrontements entre Arméniens et Azerbaïdjanais depuis plus de six semaines.

Cet appel intervient "dans la continuité du cessez-le-feu entré en vigueur le 10 novembre dernier entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, sous l’autorité de la Russie", précise la ville de Valence. Le Conseil de coordination des organisations arméniennes de France (CCAF) et la représentation permanente de la République d’Artsakh en France ont apporté leur soutien au maire de Valence.

"La reconnaissance de l’indépendance de cette République, au nom du droit des peuples à l’autodétermination, est le seul moyen de garantir la sécurité de ses habitants et d’éviter le nettoyage ethnique qui menace l'Artsakh", écrit Nicolas Daragon. Parmi les premiers signataires en Drôme-Ardèche figurent Marlène Mourier, maire de Bourg-lès-Valence, Nathalie Nieson, maire de Bourg-de-Péage, Marie-Hélène Thoraval, maire de Romans-sur-Isère, Sylvie Gaucher, maire de Guilherand-Granges, Christian Gauthier, maire de Chatuzange-le-Goubet, Marie-Pierre Monton, présidente du Conseil départemental de la Drôme, Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme (liste non exhaustive).

Les signataires demandent au gouvernement français de "sortir de sa bienveillante neutralité" et en appellent à la communauté internationale pour amorcer le processus d'indépendance du Haut-Karabagh. 

Les Arméniens brûlent leurs maisons avant l'arrivée des Azerbaïdjanais

L'Arménie a reconnu ce samedi avoir perdu plus de 2.300 soldats dans le conflit au Nagorny Karabakh. L'accord de paix signé en début de semaine entre Erevan et Bakou a mis fin aux combats. Au terme de ce texte, qui consacre une défaite pour l'Arménie, l'Azerbaïdjan reconquiert de larges territoires (sous contrôle arménien depuis une première guerre dans le début des années 1990). Résultat, dans le village de Charektar par exemple, à la veille de l'arrivée des troupes azerbaïdjanaises, les habitants préfèrent incendier leurs maisons que de les abandonner au voisin.