Santé – Sciences

Malgré le retour de l'ancien Levothyrox, une trentaine de patients nordistes vont déposer plainte.

Par Camille Marigaux, France Bleu Nord vendredi 29 septembre 2017 à 14:39

L'ancienne formule du Levothyrox sera de retour en pharmacie dès lundi, mais pour une durée limitée. Trois millions de patients utilisent ce traitement en France et plus de 9000 d'entre eux ont signalé des effets indésirables selon le ministère de la Santé.

L'ancienne formule du Levothyrox va être de nouveau distribuée sous le nom "d'Euthyrox". Mais l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) prévient dans son communiqué que la quantité disponible pourra fournir "90 000 patients, sous forme de conditionnements trimestriels", ce qui représente environ 130 000 boîtes.

Ce traitement sera prescrit uniquement aux patients qui ne supportent pas les effets de la nouvelle formule du Levothyrox. Pour ceux qui ne rencontrent pas de problème ou sont en train de se stabiliser avec cette nouvelle formule, rien ne change. Dans tous les cas, l'agence rappelle que les patients ne doivent surtout pas modifier ou interrompre leur traitement sans avoir consulté un médecin.

Un autre médicament sous forme de gouttes, existe déjà mais il est réservé aux enfants de moins de 8 ans ou aux personnes qui ont des difficultés à avaler. Un quatrième traitement du laboratoire Merck (le même qui fabrique le Levothyrox), déjà distribué en Allemagne sera proposé à la mi-octobre pour être vendu à plus long terme en France.

Le nouveau Levothyrox mis en vente au mois de mars, lui, reste dans les rayons des pharmacies. Les résultats de l'étude lancée au mois de mars par l'ANSM sur cette nouvelle version sont attendus mi-octobre.

Une trentaine de plaintes de malades Nordistes vont être déposées

Mais ça n'empêche pas certains de continuer leurs actions en justice. Christelle Mathieu, elle aussi patiente et avocate au barreau de Valenciennes va porter plainte contre X dès la semaine prochaine avec une trentaine d'autres patients de la région, notamment pour mise en danger de la vie d'autrui. "Une fois que nous aurons terminé de constituer tous les dossiers avec les éléments médicaux nous pourrons les adresser au procureur de la République. C'est certainement à Paris que cela va être traité, compte-tenu de l'ampleur nationale de l'affaire".

En effet, une soixantaine de plaintes ont été déposées et confiées au pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Marseille, dont la compétence s'étend jusqu'à Lyon, siège français du laboratoire allemand Merck qui produit ce médicament.

Le numéro vert d'information (0 800 97 16 53), mis en place fin août 2017, est toujours d'actualité.