Santé – Sciences

Onze vaccins seront obligatoires pour les enfants à partir du 1er janvier

Par Tanguy Bocconi, France Bleu jeudi 31 août 2017 à 9:50

La ministre de la Santé Agnès Buzyn a confirmé ce jeudi matin que onze vaccins seront bien obligatoires pour les enfants au premier janvier 2018. Par ailleurs, le tiers-payant chez le médecin devient "généralisable" mais reste "facultatif".

L'entrée en vigueur des onze vaccins obligatoires pour tous les enfants sera effective à partir du 1er janvier 2018, a précisé ce jeudi la ministre la Ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn interviewée sur CNews. Une décision qui fait polémique chez les parents.

11 vaccins obligatoires au lieu de 3

La seule vaccination actuellement obligatoire est celle du trio DTP (diphtérie, tétanos, polio). Les 11 nouveaux vaccins obligatoires seront ceux contre la coqueluche, l’hépatite B, le pneumocoque, le méningocoque, la rougeole, les oreillons, la rubéole et la bactérie Haemophilus influenzae (responsable d'un type d’infection bactérienne). Une mesure déjà appliquée chez nos voisins italiens et qui est justifiée selon la ministre de la Santé Agnès Buzyn:

Aujourd'hui, en France, la rougeole réapparaît. Il n'est pas tolérable que des enfants en meurent : dix sont décédés depuis 2008"

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Vers un tiers payant "généralisable" ... mais pas "généralisé"

La ministre de la Santé a également promis que le tiers payant (la dispense d'avance de frais chez le médecin) sera "généralisable", dès qu'"il fonctionnera techniquement" en posant l'objectif d'y arriver "dans le courant de l'année 2018". Mais ce dispositif, fortement combattu par les médecins libéraux, sera finalement facultatif, alors qu' Agnès Buzyn avait promis en juillet qu'il serait "généralisé", c'est à dire obligatoire.

"Le mot, c'est généralisable", a insisté la ministre de la Santé. Le tiers-payant "ne sera pas enterré. "Il va se développer, dès qu'il fonctionnera. Aujourd'hui il y a une étude en cours pour voir comment, en pratique, nous pouvons faire fonctionner cet outil qui ne fonctionne pas, mais il sera mis en œuvre "dans le courant de l'année 2018".

Il n'est pas possible que 15% des Français en-dessous du seuil de pauvreté renoncent à se faire soigner, mais nous ne pouvons pas demander aux médecins de s'inscrire dans un dispositif où ils passent une journée par semaine à faire des papiers"

La dispense d'avance de frais doit devenir un droit pour tous les Français à partir du 1er décembre. Toutefois, la loi ne prévoit pas de sanctions pour les médecins refusant d'appliquer cette mesure.