Société

A Metz, les étudiants étrangers galèrent à trouver un logement

Par Rachel Noel, France Bleu Lorraine Nord vendredi 6 octobre 2017 à 19:30

Une quarantaine d'étudiants étrangers, actuellement inscrit à l’université de Metz ne savent pas où dormir. Des associations tentent de parer au plus pressé et lancent un appel aux bonnes volontés pour trouver des solutions.

Il n'y a pas assez de logements à Metz pour les étudiants étrangers. C’est ce que veulent mettre en lumière deux associations qui accueillent les étudiants étrangers à Metz, l’association AICP Easycampus Metz et l’association Aigle de Carthage.

Une quarantaine d’étudiants sans solution de logement

Les deux associations ont recensé une quarantaine d’étudiants étrangers, inscrits à l’université de Metz, mais sans solution de logement depuis le début de la rentrée de septembre.

Rodolphe Makosso, de l'association AICP Easycampus Metz : "Nous avons recensé 40 étudiants qui sont en précarité et qui n’ont pas de logements. L’université est consciente du problème, mais elle n’a pas de chambres à proposer, et pour l’instant, on n’a pas de solutions".

Les associations, avec le soutien de Metz Métropole, de la ville de Metz et de l’université de Lorraine mettent à disposition en urgence un F1 bis dans le quartier de la Patrotte à Metz pour parer au plus pressé, mais ce n’est pas suffisant. Dans ce logement défraîchi de 40m2, un lit superposé, quelques matelas posés à terre et deux canapés. Ici s’entassent six étudiants étrangers, dont Mamadou qui vient du Sénégal pour faire un master 2 de mathématiques.

L'immeuble de la Patrotte où les associations où se trouve le logement pour les étudiants étrangers en galère de Metz © Radio France - Rachel NOEL
La chambre dans laquelle les étudiants sont logés gratuitement en urgence pour 15 jours à Metz © Radio France - Rachel NOEL
Le salon du F1bis transformé en chambre de fortune pour accueillir les étudiants étrangers en galère à Metz © Radio France - Rachel NOEL

"J’ai fait mon dossier, mais il y a 150 personnes devant moi en liste d’attente sur la cité du Saulcy. Je ne sais pas quoi faire. C’est mieux de dormir ici que de rester dehors"

Il reconnait qu’il a été mal informé par son pays d’origine et que son dossier n’était pas complet. C’est le cas d’un grand nombre d’étudiants étrangers dont le dossier a été mis de côté, par manque de pièces. Il est par exemple demandé un chèque de 5 euros pour valider le dossier, alors qu’eux viennent d’un pays où l’on utilise le franc CFA.

Ils se retournent vers le privé, mais sans garant, difficile de trouver un propriétaire qui souhaite leur louer un logement.

Les associations lancent un appel à la solidarité pour tenter de trouver des solutions avec ceux qui auraient des studios ou des chambres à louer.