Société

Attentat de Barcelone : fête gâchée à Nîmes pour le départ de la Vuelta

Par Alexandre Berthaud, France Bleu Gard Lozère et France Bleu jeudi 17 août 2017 à 23:00 Mis à jour le vendredi 18 août 2017 à 9:09

La ville de Nîmes se parait au couleurs de l'Espagne ce jeudi pour fêter le départ de la Vuelta samedi. Mais les cœurs étaient moins à la fête après l'attentat de Barcelone.

"J'ai vu ça dans mon canapé, j'étais atterré. Ça se passe partout, on n'est pas épargnés, on se dit que ça peut nous arriver à tous. On n'a pas le coeur à faire la fête". Cette nîmoise croisée devant les Arènes résume l'état d'esprit qui régnait jeudi soir à Nîmes. Et pourtant à quelques mètres de là une fanfare joue, les drapeaux espagnols flottent, la ville fête comme prévu le départ de la Vuelta.

"On essaie de ne pas y penser"

Les touristes, en apprenant la nouvelle, sont un peu accablés : "on est de plus en plus confrontés à ce genre de situation, ça arrive n'importe où", nous dit un homme, plutôt fataliste, à qui on apprend la nouvelle. "C'est dingue, j'ai vu ça sur mon portable, on essaie de ne pas y penser en vacances pourtant", nous répond Pierre, en secouant la tête.

"J'ai écrit à tous mes amis, ils vont bien"

Plus loin, Luis et Julia marchent têtes penchées vers un téléphone retransmettant le direct de France Info à la radio. "On écoute les nouvelles, on habite Valence en Espagne, beaucoup de nos amis sont à Barcelone, j'ai envoyé des messages", explique Julia. Heureusement tout le monde va bien, mais cette Française de naissance reste "choquée".

"Il ne faut surtout pas arrêter la Vuelta"

Les locaux sont tout autant frappés par la violence de l'attaque. "C'est flippant, je viens de l'apprendre, j'ai écrit à ma tante qui vit là-bas", explique une nîmoise sortie dîner en famille. "On sort là comme ça avec des enfants, c'est inquiétant", ajoute-t-elle. Mais pour Jean-Jacques, sorti lui aussi, "il ne faut surtout pas s'arrêter de vivre". Et la Vuelta ? "Il ne faut pas l'arrêter à cause d'un 'gugus' qui a décidé de renverser des gens avec une voiture", répond un autre Gardois.