Société

La piscine de Crest plombée par la Chambre régionale des comptes

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Par , France Bleu Drôme Ardèche
Le projet de centre aquatique, comme voulu par le cabinet d'architectes à ses débuts - Agence Coste Architectures

Hervé Mariton, le maire de Crest (Drôme), va avoir fort à faire : la Chambre régionale des comptes juge son projet de centre aquatique "difficilement soutenable" s'il ne trouve pas la solution à neuf problèmes de fond.

Ce n'était pas son unique projet lors de la dernière campagne des municipales, mais il en faisait assurément partie : un centre aquatique, qui devait voir le jour dès 2019 dans le meilleur des cas, et avait dans ses poches des atouts de choix : deux piscines dont une extérieure, un hammam, un sauna... Aujourd'hui, ce projet a du plomb dans l'aile.

La piscine extérieure de Crest, vue par les architectes. - Agence Coste Architectures

Des coûts trop importants pour la communauté de communes

Il y a d'abord des points techniques que le dossier précédent ne comportait pas, comme la mise en place de services communs à l'intercommunalité 3CPS, la Communauté de Communes de Crest et du Pays de Saillans. Il y a aussi ces 15.000 habitants, trop peu nombreux pour faire vivre la piscine, même s'il y a des touristes en saison. Il y a enfin la nécessité de trouver parmi les com' com' présentes des alliés potentiels, pour "élargir l'assiette de financement".

La même piscine de Crest, vue de l'intérieur - Agence Coste Architectures

Hervé Mariton ne s'inquiète pas outre mesure

Le maire de Crest, lui, se veut rassurant : oui, il a bien trouvé un million et demi d'euros, cadeau du département de la Drôme, pour financer les neuf millions d'euros d'investissement. Il aurait aussi convenu d'un accord avec l'un des deux voisins, la com' com' du Val de Drôme, mais rien ne laisse pour l'instant imaginer le contrat défini. 

Les opposants au projet continuent à préférer des solutions alternatives, notamment des piscines beaucoup plus modestes, et adaptées aux impôts des 15.000 habitants. Parce qu'au-delà d'un investissement de neuf millions d'euros, il reste 900.000 euros de frais de fonctionnement par an.