Les livreurs de Saint-Étienne font plier UberEats

Les livreurs de Saint-Étienne réfléchissent déjà une une nouvelle mobilisation après les fêtes. © Radio France - Louis-Valentin Lopez

C'est une première victoire pour les livreurs de repas de Saint-Étienne, dans la Loire : ils viennent d'obtenir du géant de la livraison UberEats un minimum horaire garanti pour les courses dans la ville. Les livreurs n'excluent pas d'autres actions, notamment pour peser face à d'autres plateformes.

Dans l'histoire de David contre Goliath, c'est David qui gagne avec sa fronde ...  et dans la vie parfois c'est pareil ! Les livreurs de repas de Saint-Étienne, dans la Loire, viennent de le prouver. Après des grèves éclairs au mois de décembre, la plateforme UberEats s'engage à leur garantir un minimum horaire pour leurs courses. Une première victoire, mais les livreurs ne comptent pas s'arrêter là.

Une négociation victorieuse avec UberEats

Dès la première grève éclair du 13 décembre, à Saint-Étienne, la plateforme UberEats avait tenu à s'entretenir avec les livreurs stéphanois sur leurs revendications. Depuis le 21 décembre, la plateforme s'engage à leur garantir un minimum horaire pour les courses : 10 euros entre 11h30 et 13h30, 12 euros entre 19h et 21h. Une seule condition pour cela : réaliser deux courses minimum dans l’heure.

Une vraie satisfaction pour Junior et Pierre : "Ce qu'on a réussi à faire ici, la petite ville de Saint-Étienne qui arrive à faire plier Uber, c'est beau. On appelle toutes les villes de France à faire comme nous. Si tout le monde nous suit, c'est eux qui vont s'asseoir et discuter. Et on aura tout ce qu'on veut, et ce qu'on mérite !"

D'autres actions sont à prévoir

Malgré cette première victoire, les livreurs s'accordent à dire que c'est loin d'être suffisant. Ils réclament plus qu'un minimum horaire : "Un minimum par course. Qu'on soit au moins à 4 euros 50 par course. Ce n'est pas demander la lune !". Les livreurs demandent aussi une revalorisation de la prime de pluie. 

Les Stéphanois réfléchissent déjà à de nouvelles grèves après les fêtes pour se faire entendre. "Une action qui dure plus longtemps, plus forte. Si on n'est pas là, de toute façon, ils ne font rien. On est un petit maillon de la chaîne, mais un maillon essentiel." Et pourquoi pas, disent-ils, une action spécialement contre Deliveroo, un autre service de livraison, qui, lui, n'a jamais répondu à leurs sollicitations.