Ligue 1 : la vente des Girondins toujours en suspens dans un contexte économique très compliqué

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Par , France Bleu Gironde
Frédéric Longuépée, le PDG des Girondins de Bordeaux © Maxppp - PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP

King Street, le fonds d'investissement américain propriétaire du club, cherche activement un acheteur depuis la rentrée.

Si on en entend moins parler ces derniers mois, la vente des Girondins de Bordeaux reste toujours d'actualité en cette fin d'année 2020. King Street, le fonds d'investissement américain propriétaire du club depuis deux ans, est bien décidé à vendre et cherche activement un repreneur. Entre les difficultés économiques du club, le crise du Covid-19 et maintenant les interrogations sur le dossier Mediapro, il faut vendre pour les Américains. 

Mais le contexte économique n'est pas favorable et l'incertitude autour des droits TV du football français refroidit aussi beaucoup les potentiels acheteurs. Pour rappel, ces droits TV représentent la première source de revenus de la plupart des clubs de Ligue 1. Il y a trois ans, c'était près de 60% du budget aux Girondins. 

Les candidats sont donc de moins en moins nombreux même si dans ce genre de discussions souvent secrètes, on ne les connaît pas forcément tous. Il existe toujours le projet de Bruno Fievet, supporteur des Girondins et chef d'entreprise installé en Suisse. Selon Sud Ouest, un autre homme d'affaires bordelais, Pascal Rigo et un milliardaire américain, ont négocié l'été dernier avec King Street. Ce Girondin a fait fortune en développant une chaîne de boulangerie en Californie avant de la revendre. Il souhaitait avec son associé rentrer au capital avant de peut-être voir plus loin. Si les deux parties n'ont pas trouvé d'accord, ils restent en contact mais tout est en stand-by en raison de Mediapro.  

Le groupe Peak6 s'était aussi positionné cet été mais depuis cet investisseur américain est passé à autre chose. Bref, il y en a sûrement quelques autres car Bordeaux est toujours attractif. Mais aujourd'hui le problème reste le contexte économique globale. Pas évidemment pour un investisseur de poser des millions d'euros sur la table en pleine crise du Covid-19 et avec des droits TV qui ne sont pas assurés.