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Armes chimiques : la Syrie autorise l'ONU à enquêter, "trop tard" pour les Etats-Unis

lundi 26 août 2013 à 8:34 - Mis à jour le lundi 26 août 2013 à 8:39 France Bleu

Le régime de Bachar al-Assad a autorisé les observateurs de l'ONU a enquêter sur les lieux de la présumée attaque à l'arme chimique, menée mercredi dans la banlieue de Damas. Pour les Etats-Unis, ce serait déjà trop tard pour trouver les preuves les plus parlantes. La Russie s'inquiète d'une intervention militaire américaine, avancée par la presse britannique.

Des morgues provisoires ont dû être mises en place après les attaques de mercredi en Syrie
Des morgues provisoires ont dû être mises en place après les attaques de mercredi en Syrie © MaxPPP

Les enquêteurs de l'ONU vont arriver ce lundi sur le terrain : le régime syrien de Bachar al-Assad a autorisé les Nations Unies à mener l'enquêter, sur les lieux d'une attaque chimique présumée. L'opposition affirme que les frappes survenues mercredi dans la banlieue de Damas contenaient des armes chimiques, alors que Médecins sans frontières annonçait 3.600 patients "présentant des symptomes neurotoxiques ".

Les experts de l'ONU vont désormais donner une "priorité absolue" à cette enquête : "Chaque heure compte ", selon le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. "Nous ne pouvons plus nous permettre de délai supplémentaire ", a-t-il ajouté, en marge d'une visite à Séoul.

"Nous ne pouvons pas laisser impuni ce qui apparait être un crime grave contre l'humanité" (Ban Ki-moon)

Trop tard pour enquêter ?

Pour les Etats-Unis, il est d'ores et déjà "trop tard ". Alors même qu'il reste "très peu de doutes " sur l'utilisation d'armes chimiques, un responsable américain explique qu'il va être de plus en plus difficile de trouver des preuves formelles : "Les preuves disponibles ont été largement altérées par les bombardements continus menés par le régime et d'autres actes délibérés ces cinq derniers jours ".

Mais tout n'est pas perdu selon un consultant indépendant, Ralf Trapp, qui affirme que les agents neurotoxiques sont détectables seulement quelques jours dans les urines mais "plusieurs semaines " dans le sang. "Les inspecteurs de l'ONU ont de bonnes chances " de faire la lumière sur les faits, assure-t-il.

Les Etats-Unis vont-ils lancer une opération militaire ?

Ce lundi matin, la Russie a appelé les Etats-Unis à "la retenue " en Syrie. Les autorités russes ont manifesté leur "profonde inquiétude " après les déclarations "faites par Washington au cours des derniers jours précisant que les forces armées américaines étaient prètes à intervenir ". En Syrie, Bachar al-Assad lui-même s'est exprimé sur la question, qualifiant les accusations d'attaque chimique de prétextes politiques pour justifier une intervention armée.

Pourtant, les Etats-Unis ont formellement démenti l'intention d'engager une action militaire. Quelques heures plus tôt, le quotidien britannique The Telegraph assurait que Washington et Londres s'apprêtaient à mener une action militaire commune "dans les prochains jours ". Le ministre français des Affaires Etrangères Laurent Fabius a assuré ce lundi matin à nos confrères d'Europe 1 que toutes les options étaient encore envisagées et qu'aucune décision n'avait été prise sur une éventuelle intervention. La réaction occidentale sera "arbitrée dans les jours qui viennent ", a-t-il assuré.

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