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Ayrault valide le report des grands chantiers TGV

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les élus régionaux sont inquiets. La commission Mobilité 21, qui planche sur les infrastructures de transports à construire dans les prochaines décennies, s'apprête à recommander au gouvernement de reporter un certain nombre de projets de ligne de train à grande vitesse. Le rapport, rendu public jeudi, a été validé par Jean-Marc Ayrault.

Quels chantiers TGV seront construits ?
Quels chantiers TGV seront construits ? © Maxppp

Avant même que le rapport ne soit rendu public, ce jeudi après-midi, il a déjà provoqué des remous dans la classe politique. La commission Mobilité 21 travaille en effet depuis huit mois sur les 70 projets du Schéma national des infrastructures de transports (Snit) élaboré sous le gouvernement de François Fillon. L'objectif : hiérarchiser les grands chantiers à venir par ordre de priorité, afin que l'exécutif fasse ses choix.

Privilégier les lignes de proximité

Les projets de lignes ferroviaires occupent une place centrale dans le Snit, et parmi eux bon nombre de Lignes à grande vitesse (LGV), ces liaisons TGV censées améliorer la desserte entre villes de province. Problème : la commission a visiblement choisi de privilégier les lignes de proximité et de repousser la construction des LGV au-delà de l'horizon 2030, crise oblige. Seule la ligne Bordeaux-Toulouse semble échapper à ce report.Le député PS du Calvados Philippe Duron, qui préside la commission,  confesse que la France "ne peut pas faire la totalité des projets tels qu'ils avaient été inscrits dans le Snit". L'ensemble des projets est estimé à 245 milliards d'euros sur 25 ans. Un montant que "ni l'Etat, ni les collectivités locales ne seraient en capacité de financer à un rythme forcené".

Fronde des élus locaux

La commission fait donc le tri, et propose deux hypothèses, avec pour principal objectif de désengorger le trafic des trains de banlieue et des grandes gares. La première, jugée "réaliste", prévoit un investissement de 10 milliards d'euros d'ici 2030. La deuxième, "plus ambitieuse", se base sur un investissement de 30 milliards. Toujours à horizon 2030.

LGV : Les projets menacés, les projets confirmés
LGV : Les projets menacés, les projets confirmés

Une fois le rapport rendu, à 15h ce jeudi, la balle sera dans le camp du gouvernement, qui devra faire face à la fronde des élus locaux. Premiers à dégaîner, les Alsaciens, toutes tendances politiques confondues, qui ont adressé lundi un courrier à l'Elysée pour dénoncer un éventuel report de la deuxième phase de la ligne LGV Rhin-Rhône.

Mais pour le gouvernement, les préconisations du rapport Duron sont bonnes à suivre : dans une interview accordée jeudi au magazine L'Usine nouvelle, le Premier ministre a validé ces conclusions. "Le mensonge est d'avoir laissé entendre qu'on pourrait faire plus de 250 milliards d'investissements dans les vingt prochaines années ! (...) Le rapport de la commission sort de ce mensonge et fait un diagnostic précis, que je partage, de nos besoins de transport ", affirme-t-il.

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