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Barack Obama a décidé de frapper la Syrie, le Congrès tranchera

samedi 31 août 2013 à 20:55 - Mis à jour le samedi 31 août 2013 à 22:41 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Le principe d'une intervention militaire contre la Syrie est acté à la Maison Blanche, a annoncé Barack Obama samedi soir. Le président américain va désormais tenter d'obtenir l'aval du Congrès, ce qui éloigne la perspective d'une attaque à très court terme.

Barack Obama
Barack Obama © Maxppp

Les évènements de la journée de samedi ont transformé l'hypothèse d'une intervention militaire occidentale en Syrie en quasi-certitude. C'est le président américain lui-même qui a officialisé les choses dans la soirée, en annonçant qu'il avait pris la décision que les "Etats-Unis devraient agir militairement contre des cibles du régime syrien". Le pays est "prêt à frapper quand nous le choisirons", a précisé Barack Obama, qui confirme donc que la question principale n'est plus désormais de savoir si les frappes vont intervenir, mais quand.

Le Congrès débattra à partir du 9 septembre

Car les Etats-Unis sont confrontés au casse-tête d'une intervention qui n'a pas de cadre légal sur la scène internationale, en l'absence de consensus au sein du Conseil de sécurité de l'ONU. Barack Obama souhaite donc impliquer le Congrès américain dans sa décision et lui a démandé de voter solennellement pour apporter son soutien à l'opération. Une question de "sécurité nationale", a assuré le Président. Alors que les frappes semblaient imminentes, la Chambre des représentants US a annoncé que les débats sur le sujet ne commenceraient que le 9 septembre, ce qui semble repousser dans le temps la réalisation de ces attaques.

Les forces navales disponibles en cas d'intervention.

 

Pas de consensus en France

François Hollande, qui a confirmé dans la foulée de l'annonce d'Obama que la France restait solidaire des Etats-Unis, est confronté aux mêmes enjeux. Alors que le Parlement est d'ores et déjà convoqué pour une session extraordinaire sur la situation mercredi prochain, de nombreux responsables politiques de tous bords confondus lui demandent de soumettre la participation à ces frappes à des conditions. Jean-François Copé et François Fillon (UMP) souhaitent que la réalisation de ces attaques soient suspendues aux conclusions des inspecteurs de l'ONU qui travaillent sur le massacre présumé à l'arme chimique du 21 août dernier. Jean-Louis Borloo (UDI) exige de son côté que le Parlement français vote lui aussi sur la question. Jeudi, le Parlement britannique a voté contre l'intervention.Dans les dernières heures, la tension est en tout cas montée d'un cran entre les Etats-Unis d'une part, et le régime syrien et ses alliés d'autre part. La Russie a demandé aux USA de fournir des preuves que des armes chimiques avaient bien été utilisées. L'Iran a averti que des frappes provoquerait des réactions "au-delà" des frontières du pays. Tout pourrait finalement dépendre du rapport des inspecteurs de l'ONU rentrés à La Haye samedi avec les échantillons, les témoignages et les indices recueillis sur place en Syrie et qui seront analysés dans deux laboratoires européens.

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