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Cahuzac nie avoir fraudé pour plusieurs millions d'euros

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Par France Bleu

Jérôme Cahuzac a déclaré mardi avoir rapatrié "en totalité" les sommes qu'il a dissimulées au fisc français, assurant qu'elles ne dépassaient pas 685.000 euros, alors que la commission d'enquête parlementaire sur l'action du gouvernement pendant l'affaire qui porte son nom lançait dans un même temps ses premières auditions.

L'ancien ministre a annoncé au cours du week-end qu'il renonçait à se présenter à l'élection partielle du Lot-et-Garonne.
L'ancien ministre a annoncé au cours du week-end qu'il renonçait à se présenter à l'élection partielle du Lot-et-Garonne. © Maxppp

"J'espérais cette campagne pour donner explications à ceux qui, me semble-t-il, étaient en droit de me les demander et puis j'avais aussi un bilan à défendre", expliquait Jérôme Cahuzac, mardi, au micro de nos confrères de RTL.

Les sommes ne dépasseraient pas 685.000 euros

Alors que la commission d'enquête parlementaire sur l'action du gouvernement pendant l'affaire qui porte son nom lançait dans un même temps ses premières auditions, avec notamment en premiers auditionnés les journalistes de Mediapart et Michel Gonelle, l'ancien opposant politique de Jérôme Cahuzac qui avait fourni l'enregistrement à l’origine de l’affaire, Jérôme Cahuzac assurait avoir rapatrié "en totalité" les sommes qu'il a dissimulées au fisc français, assurant qu'elles ne dépassaient pas 685.000 euros.

"J'avais envie de dire aussi à l'occasion de cette campagne ce qu'était selon moi peut-être l'état du pays avec une liberté pleine et entière (...) En aucun cas il n'aurait s'agi de m'absoudre ou de m'amnistier"

Pour sa première intervention médiatique depuis sa "confession" du 16 avril, l'ancien ministre du Budget a indiqué en outre qu'il avait envisagé de se présenter à la législative partielle de son fief de Villeneuve-sur-Lot parce qu'il estimait "devoir des explications" à ses électeurs. "J'avais envie de dire aussi à l'occasion de cette campagne ce qu'était selon moi peut-être l'état du pays avec une liberté pleine et entière (...) En aucun cas il n'aurait s'agi de m'absoudre ou de m'amnistier".

L'ancien ministre a annoncé au cours du week-end qu'il renonçait à se présenter à l'élection partielle du Lot-et-Garonne, où un sondage le créditait de 11% des voix. Il a indiqué que l'argent de sa fraude fiscale avait été rapatrié, soit "un peu moins 685.000 euros, en totalité à la disposition de la justice", démentant les informations de certains médias mentionnant des sommes de plusieurs millions d'euros. Il avait évoqué en avril un montant de 600.000 euros.

"Il y a un peu plus de 20 ans, ces actions étaient je le crains d'une banalité bien triste (...) dans les milieux professionnels que je pouvais fréquenter"

Pour l’ex ministre du Budget, "il ne s'agit pas d'un reliquat, il s'agit des sommes que j'ai dissimulées", en précisant qu'elles l'avaient été "pour l'essentiel il y a presque 20 ans à une époque je n'étais pas élu, ou je n'envisageais pas de l'être." "Il y a un peu plus de 20 ans, ces actions étaient je le crains d'une banalité bien triste (...) dans les milieux professionnels que je pouvais fréquenter", a dit l'ancien chirurgien. Son retour dans les médias coïncide avec le début, lundi à l'Assemblée nationale, des travaux de la commission parlementaire chargée de faire la lumière sur la gestion de l'affaire Cahuzac par le gouvernement, notamment pour savoir ce que savaient exactement certains ministres sur le dossier.

Audition à venir de Manuel Valls, Pierre Moscovici et Christiane Taubira

Les premières auditions seront celles des journalistes de Mediapart qui ont lancé l'affaire et de Michel Gonelle, un adversaire politique de Jérôme Cahuzac qui est à l'origine des révélations sur le compte en Suisse de l'ancien ministre. L'ex-ministre du Budget sera lui-même entendu à une date non fixée. Les auditions de Manuel Valls, Pierre Moscovici et Christiane Taubira seront aussi des temps forts de cette commission.

Jérôme Cahuzac a indiqué sur RTL qu'il se rendrait devant la commission s'il est convoqué, ce qui n'est pas encore le cas selon lui. Prié de dire s'il pourrait se présenter l'an prochain aux municipales de Villeneuve-sur-Lot, il a répondu : "Je ne sais pas ce que j'ai pu dire qui vous permette de dire cela, ni l'inverse d'ailleurs. Ça n'est vraiment pas le sujet d'aujourd'hui."

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