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Cahuzac repousse certaines questions et disculpe en partie l'exécutif

- Mis à jour le -
Par France Bleu

L'ancien ministre du Budget a été auditionné ce mercredi par la commission d'enquête parlementaire qui travaille sur l'affaire. Il a en partie mis l'Elysée et le gouvernement hors de cause, et a refusé de répondre à certaines interrogations, invoquant l'instruction judiciaire en cours.

Jérôme Cahuzac
Jérôme Cahuzac

Costume gris, cravate noire, Jérôme Cahuzac s'est présenté devant la commission d'enquête en milieu d'après-midi ce mercredi. Après avoir prêté serment, il a répondu aux questions des parlementaires chargés notamment d'établir s'il a bénéficié d'éventuelles protections entre la révélation par Mediapart, le 4 décembre, qu'il possédait un compte à l'étranger et ses aveux le 2 avril.

Pas d'échange avec l'exécutif

L'une des interrogations principales, dans ce dossier, concerne l'attitude de l'exécutif dans cette affaire. Selon Jérôme Cahuzac, ni l'Elysée, ni Matignon, ni aucun autre ministre n'a échangé avec lui sur l'enquête préliminaire ouverte le 4 janvier dernier. Pierre Moscovici, en charge de l'Economie, Manuel Valls, ministre de l'Intérieur et la Garde des Sceaux Christiane Taubira, qui seront d'ailleurs entendus par la commission, ne lui ont pas fourni d'informations sur la procédure en cours.

Idem concernant la demande qu'il avait reçue du fisc sur d'éventuels comptes à l'étranger. Il n'en a jamais informé personne et a réitéré avoir menti à tout le monde "avec une force de convition qui en a convaincu plus d'un".Quant à savoir si l'Elysée ou Matignon avait été informés par d'autres moyens de l'existence de son compte en Suisse, Jérôme Cahuzac l'ignore, puisqu'une "muraille de Chine" avait été érigée autour de lui, l'empêchant d'être informé de tout ce qui concernait son affaire.

Silence sur un éventuel compte à Singapour

L'ancien ministre a en revanche refusé de répondre aux multiples questions qui lui ont été posées par la commission sur l'existence d'un compte dans la banque Reyl entre 2006 et 2012, ou sur la date à laquelle il avait transféré les fonds à Singapour (NDLR : le compte reconnu par Cahuzac était ouvert chez UBS). A ses yeux, ces questions empiètent "pleinement sur l'information judiciaire en cours" sur son affaire, qui marque la limite du travail de la commission.Jérôme Cahuzac a également demandé aux députés de ne pas lui demander "d'étaler ses sentiments personnels". Il a simplement expliqué n'avoir pas transgressé deux tabous. "Je n'ai jamais juré ne pas détenir de compte sur la tête de mes enfants", a-t-il d'abord assuré, avant d'ajouter n'avoir "jamais menti à l'administration dont j'avais la charge".L'audition a duré environ deux heures. 

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