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Carlton de Lille : DSK était-il le "roi de la fête" ?

mercredi 7 août 2013 à 16:28 France Bleu

Le Figaro assure s'être procuré l'ordonnance du renvoi de Dominique Strauss-Kahn devant le tribunal correctionnel. Les juges y mettraient en question l'ignorance de l'ancien patron du FMI quant au fait que les participantes aux soirées de l'hôtel Carlton, à Lille, étaient rémunérées. Ils qualifient ces soirées "d'abattage" et non de "libertinage".

Dominique Strauss-Kahn
Dominique Strauss-Kahn © Maxppp

Pour les juges d'instruction qui ont décidé le renvoi de Dominique Strauss-Kahn en correctionnelle, cela ne semble faire aucun doute : l'ancien ministre de l'Economie ne pouvait pas ignorer que les femmes présentes aux parties fines organisées à l'hôtel Carlton, à Lille, étaient des prostituées rémunérées. 

Pis encore : l'ordonnance de renvoi en correctionnelle, que s'est procurée Le Figaro, décrit DSK comme "le roi de la fête ", et ces soirées dites libertines uniquement destinées à le satisfaire. La présence de couples extérieurs n'aurait été qu'un "alibi ". L'ordonnance va même jusqu'à dire, selon Le Figaro , que Dominique Strauss-Kahn "conservait la main sur la programmation des soirées, lesquelles ne s'organisaient qu'en fonction de ses disponibilités d'agenda ". 

"L'ensemble des personnes présents ne pouvait ignorer "

Il ne s'agirait donc pas de "libertinage " mais "d'abattage ", selon les juges, voire même un "carnage avec un tas de matelas au sol ". Selon les jeunes filles qui se portent partie civile, "l'ensemble des personnes présentes ne pouvait ignorer " pourquoi elles étaient là. Leur âge et leur apparence n'aurait laissé aucun doute sur le fait qu'elles vendaient leurs charmes.

L'affaire du Carlton serait donc une "véritable opération de dissimulation " d'après les juges. C'était un tiers, Fabrice Paszkowski, qui sélectionnait les jeunes filles, pour servir "d'écran " protecteur. Mais le seul fait d'avoir mis son appartement à disposition pour ses soirées fait de DSK un suspect "d'acte matériel de proxénétisme ". 

DSK dénonce une "instruction à charge "

En plus de Dominique Strauss-Kahn, treize personnes ont été renvoyées en correctionnelle pour proxénétisme aggravé en réunion. Cinq d'entre eux ont fait appel du renvoi et demandé à être plutôt jugés aux assises. Dans un communiqué du 26 juillet, DSK avait dénoncé une "instruction exclusivement à charge ". Ses avocats n'ont pas souhaité faire de commentaire depuis.

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