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Clément, 18 ans, frappé à mort par des skinheads à Paris

jeudi 6 juin 2013 à 5:49 - Mis à jour le jeudi 6 juin 2013 à 18:14 Par Jocelyne Jean, France Bleu Breizh Izel

Un jeune militant d'extrême gauche de 18 ans, est mort jeudi après-midi après avoir reçu un coup lors d'une bagarre, la veille, avec des skinheads. Plusieurs rassemblements étaient prévus jeudi, dont l'un à 18h place Saint-Michel à Paris. Quatre suspects ont été interpellés, avec parmi eux l'auteur probable des coups.

Clément, le jeune homme tabassé près de la gare Saint-Lazare
Clément, le jeune homme tabassé près de la gare Saint-Lazare © Twitter

Clément Méric, 18 ans, étudiant à Science Po originaire de Brest, a été déclaré jeudi matin en état de mort cérébrale à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière, frappé à mort par des skinheads lors d’une bagarre près de la gare Saint-Lazare. Il a été déclaré officiellement mort dans l'après-midi. Quatre suspects ont été interpellés. Parmi eux figurerait l'auteur probable des coups.

Frappé au visage par des skinheads avec un poing américain

L'enquête devra déterminer les circonstances exactes de la rixe qui serait survenue vers 18h à la sortie d'une vente privée de vêtements, organisée mercredi rue Caumartin, dans le IXe arrondissement de Paris, à laquelle assistaient plusieurs personnes, dont la victime qui était avec trois autres camarades. Trois jeunes gens "de type skinhead", dont une femme, sont arrivés dans les lieux : invectives, bousculades, échanges de mots. Puis les coups.

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Selon le Parti de Gauche, les skinheads, manifestement du Groupe JNR (Jeunesses Nationalistes Révolutionnaires), seraient sortis et ont attendu avec des renforts dehors, devant le magasin, ce groupe de quatre jeunes gens avec qui il y avait eu des échanges très houleux. La victime aurait été frappée au visage par l'un des skinheads armé d’un poing américain : Clément tombe sur la chaussée, heurte un plot au passage. Il est laissé là, inanimé.

Précisions d'Alice Serrano

"L'horreur fasciste vient de tuer en plein Paris" (Manuel Valls)

Manuel Valls, qui apporte "son entier soutien à la famille de la victime", avait, dans la matinée, dit souhaiter que les investigations, menées par les policiers du 1er district de police judiciaire sous l'autorité du procureur de la République, permettent d'interpeller dans les meilleurs délais les responsables de ces faits intolérables, afin qu'ils répondent de leurs actes devant la justice. Pour le Parti de gauche,  "l'horreur fasciste vient de tuer en plein Paris". Serge Ayoub, leader des JNR, a réfuté toute implication de son groupe dans cette bagarre, ajoutant que la bagarre avait été initiée par les militants d'extrême gauche.

réaction de Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche en charge de la lutte contre l'extreme droite.

Un témoin affirme avoir vu un tee-shirt du FN : Marine Le Pen déplore un amalgame

L’eurodéputée avait déclaré jeudi matin au micro de nos confrères de RTL que le FN n'avait "aucun rapport, ni de près ni de loin" avec "ces actes inadmissibles et insupportables". Plus tôt dans la matinée, RTL avait auparavant diffusé les propos d'un passant témoin de l'agression : "J'ai aperçu un homme avec un tatouage dans le cou. C'était une croix gammée. L'homme faisait 1m90, il avait le crâne rasé. Ensuite, j'ai aperçu un de ses collègues avec un tee-shirt du Front national, skinhead aussi". Marine Le Pen a déploré "ce scandaleux genre d'amalgame" : "J'aimerais bien connaître l'identité de votre témoin. J'ai déjà vu ce type d'amalgame avant, or des t-shirts du FN, ça ne court pas les rues !".

Le Parti de gauche demande la dissolution des groupes d’extrême droite

Marine Le Pen, présidente du FN a assuré jeudi que son parti n'avait "aucun rapport, ni de près ni de loin" avec "ces actes inadmissibles et insupportables". Anne Hidalgo, candidate PS à la mairie de Paris, a condamné jeudi "avec la plus grande fermeté" cet "acte ignoble". Le maire de Paris Bertrand Delanoë avait déjà réagi la veille en disant son "horreur" et en souhaitant "que la police et la justice parviennent à identifier rapidement les coupables". Le Parti de gauche a demandé "que les forces de police agissent dans les plus brefs délais pour retrouver les responsables de ce crime odieux" et "en demandant la dissolution des groupes d'extrême droite qui multiplient les actes de violence à Paris et à travers le pays depuis plusieurs semaines", une allusion aux manifestations contre le mariage pour tous.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a appelé jeudi les "démocrates" à manifester, après la bagarre ayant laissé un jeune militant dans un état désespéré, pour marquer la "résistance face aux exactions des groupes néofascistes"

Plusieurs rassemblements étaient prévus jeudi, dont l'un à 18h place Saint-Michel à Paris, à l'appel du Parti de Gauche. Sur les réseaux sociaux, et notamment sur Facebook, les hommages se multipliaient dans la matinée.