Confédération paysanne de Savoie : "nous sommes des militants, pas des criminels"

Par Nicolas Peronnet, France Bleu Pays de Savoie mardi 1 juillet 2014 à 18:20

Les militants, et une vache, devant la prefecture à Chambéry

Les éleveurs était appelés à se mobiliser ce mardi partout en France pour soutenir neuf membres de la confédération paysanne, dont un savoyard Thierry Bonnamour, poursuivis devant le tribunal correctionnel d'Amiens suite aux dégradations de la ferme dite des 1.000 vaches dans la Somme. A Chambéry, une cinquantaine de personnes s'est réunie devant les grilles de la préfecture.

Le procès des neuf militants de la confédération paysanne, poursuivis devant le tribunal correctionnel d'Amiens pour avoir dégradé la ferme dite des "1.000 vaches", un projet considéré comme le symbole de l'agriculture ultra intensive dans la Somme en septembre et mai dernier, a été renvoyé ce mardi au 28 octobre. Cela n'a pas empéché une cinquantaine de militants de se réunir devant les grilles de la préfecture à Chambéry. "On ne lâchera rien", lançait le porte parole départemental Denis Novel, pour qui la procédure judiciaire en cours est "disproportionnée", même si le tribunal a partiellement levé le contrôle judiciaire de cinq prévenus, dont le Savoyard Thierry Bonnamour.

Pour Denis Novel, assouplir le contrôle judiciaire des prèvenus est "la moindre des choses" (Nicolas Peronnet)

Une cinquantaine de militants de la confédération paysanne devant la prefecture de Savoie

Parmi la cinquantaine de militants réunis devant les grilles de la prefecture, Jean VULLIET èleveur de chèvres en Vallée de Thônes connait bien Thierry Bonnamour. Pour lui la justice cherche à faire des exemples. 

"Cette affaire est une faute judiciaire et politique grave" s'insurge Jean Vulliet (Nicolas Peronnet)

 Dans la nuit du 11 au 12 septembre, une vingtaine de personnes s'étaient introduites sur le chantier de la ferme des 1.000 vaches, à Drucat, près d'Abbeville, pour immobiliser les engins de chantier et produire un immense tag de 250 m de long, proclamant "Non aux 1.000 vaches" , une action revendiquée par la Confédération Paysanne. Le 28 mai dernier, une cinquantaine d'agriculteurs venus de toute la France avaient pénétré sur le chantier de la ferme afin de "démonter" une partie des installations, selon la Confédération paysanne. Le responsable du projet, Michel Welter, avait parlé lui de "saccage" , évoquant des dégâts qui touchaient particulièrement les appareils de traite des vaches laitières, pour un préjudice qui dépassait "vraisemblablement les 100.000 euros" . C'était sur ce dossier que cinq personnes avaient été placées sous contrôle judiciaire.