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Corrida de Villeneuve de Marsan : déluge... et pluie d'oreilles

mercredi 7 août 2013 à 0:51 Par Pierre-Albert Blain, France Bleu Gascogne

Juan Leal coupe quatre oreilles hier soir mardi à Villeneuve de Marsan dans une corrida entretenue et bien présentée de Dominguez Camacho. L'arlésien de Séville s'impose notamment au dernier toro dans la tourmente et sous la foudre.

Juan Leal est matador de toros depuis deux mois seulement mais à Villeneuve de de Marsan, hier mardi, il a expliqué à quel niveau d'ambition il porte son toreo. Il coupe quatre oreilles et sort en triomphe après une faena dantesque sous l’orage. Dufau coupe deux fois une oreille. Mendes, salué par tous, torée à l’ancienne dans un style que les plus jeunes ne connaissent pas.

Avec quatre oreilles, Juan Leal triomphe dans la corrida champêtre de Villeneuve. Mais le Bas Armagnac hier soir avait des airs de fin du monde. Au dernier moment, Dominguez Camacho, l’arlésien de Séville, se fend d’une faena apocalyptique et superbe donnée dans un tourbillon de vents contraires et sous l’orage monumental qui explose. Il torée contre la marée et sous les éclairs qui l’enveloppent et se fend d’une œuvre baroque sans doute inspirée par les conditions qui donnent à l’ensemble des airs de dramatique. Il tue comme El Juli ne le fait plus depuis dix ans et fixe les termes de son ambition naissante : tout casser. A son premier toro d’un bon lot de Camacho bien fagoté et en cornes, le camarguais tisse une jolie dentelle un peu trop fine.

Thomas Dufau, lui, va passer sans s’imposer. Pourtant, sur ses terres, le gascon emballe deux faenas standards, de près et dans le style qu’il affectionne, en ronds et déliés. Il tue remarquablement et part fâché de n’être pas seul vainqueur en son royaume.

Enfin Mendes, grand bretteur, ex gloire des seventies et autres décennies hautement taurines, 54 ans et toute l’envie. Le portugais raconte l’histoire de la tauromachie éternelle, centrée, templée, douce, harmonieuse. Eternelle. Que ces vieux temps étaient donc beaux et bons et purs loin du toreo post moderne scintillant mais sans fond. Démonstration de vérité. Loin des ersatz. La nostalgie camarades…