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Côte-d'Or : près de Beaune, un apiculteur lance un appel aux dons pour mettre aux normes sa miellerie

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Par , France Bleu Bourgogne

Trois ans après son installation à Ladoix-Serrigny (Côte-d'Or), l'apiculteur Fabrice Dapot doit mettre aux normes sa miellerie. Mais après deux années catastrophiques en termes de récoltes, il n'a pas les moyens d'investir 4.500 euros dans les travaux. Il a donc lancé un appel aux dons sur le site de financement participatif Ulule.

Ces deux dernières années, Fabrice Dapot a produit dix kilos de miel par ruche, beaucoup moins que les 25 kilos espérés.
Ces deux dernières années, Fabrice Dapot a produit dix kilos de miel par ruche, beaucoup moins que les 25 kilos espérés. © Radio France - Marion Bastit

Installé depuis trois ans à Ladoix-Serrigny (Côte-d'Or), l'apiculteur Fabrice Dapot n'a vraiment pas eu de chance. Entre un printemps 2013 trop froid et un printemps 2014 trop sec, ses deux premières années ont été catastrophiques. "J'ai fait une dizaine de kilos de miel par ruche, alors que j'avais tablé sur 25 kilos pour joindre les deux bouts, donc ça a été un peu compliqué ces deux dernières années" , raconte-t-il  . "J'ai même été obligé de travailler dans les vignes l'hiver."

Sur 300 colonies d'abeilles, Fabrice Dapot en a perdu 120 cet automne.
Sur 300 colonies d'abeilles, Fabrice Dapot en a perdu 120 cet automne. © Radio France - Marion Bastit

 

"Cela fait deux ans que je ne me suis pas versé de salaire", confesse-t-il. "Tout l'argent passe dans mon exploitation agricole." Sauf qu'aujourd'hui, trois ans après son installation, il est obligé de mettre aux normes sa miellerie, un ancien hangar où il extrait son miel.

Le reportage de Marion Bastit à la miellerie de Fabrice Dabot

"C'est un bâtiment industriel et il faut que je ferme la partie où il y a l'extracteur, pour que ce soit aux normes, pour pouvoir chauffer quand je fais mon miel, pour éviter que les abeilles rentrent et puis, du point de vue sanitaire, pour ne pas qu'il y ait de poussière du reste du bâtiment à rentrer dedans."

Pour mettre aux normes sa miellerie, Fabrice Dapot a besoin de 4 500 euros.
Pour mettre aux normes sa miellerie, Fabrice Dapot a besoin de 4 500 euros. © Radio France - Marion Bastit

 

Il y en a pour 4.500 euros de travaux. "Je suis déjà endetté à la banque. Vu que ça ne marche pas, je ne peux pas demander d'autres sous" , raconte-t-il. L'apiculteur a donc décidé de lancer un appel aux dons sur Ulule, un site internet de financement participatif.

"J'ai toujours aimé expliquer ce que je faisais aux enfants" Fabrice Dapot

Cette mise aux normes devrait aussi lui permettre d'accueillir des scolaires. "J'ai commencé comme apiculteur quand j'avais six ans et j'en ai 42, donc ça ne date pas d'hier", s'amuse-t-il. "J'ai toujours aimé expliquer ce que je faisais et en faire profiter le plus de gens possibles pour essayer de sensibiliser au problème des abeilles."

"40 % de notre alimentation directe est dûe aux insectes pollinisateurs" Fabrice Dapot

 

Au-delà de sa propre survie économique, il insiste sur le rôle des abeilles dans l'écosystème. "Si les abeilles disparaissent, ça risque d'être la fin des saveurs, la fin du goût dans nos assiettes, car sans pollinisateurs, il n'y a pas de fruits et légumes. C'est vraiment d'intérêt public que l'on conserve les abeilles". Vendredi 15 mai, Fabrice Dapot avait récolté 2.800 euros, soit 62 % du total. L'apiculteur a jusqu'au 25 mai pour réunir les 4.500 euros nécessaires aux travaux.

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