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Crise de la filière porcine : les éleveurs d'Indre-et-Loire inquiets

dimanche 16 août 2015 à 16:43 Par Valentine Schira, France Bleu Touraine

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, doit recevoir tous les représentants de la filière porcine ce lundi à 15 heures. Les cotations de porcs du marché de Plérin, en Bretagne, sont interrompues depuis le 10 août. Les éleveurs d'Indre-et-Loire craignent de devoir en subir les conséquences.

Une table ronde doit avoir lieu ce lundi avec tous les acteurs de la filière porcine
Une table ronde doit avoir lieu ce lundi avec tous les acteurs de la filière porcine © Fotolia.com - mixalina

Au centre de cette crise, le prix du porc. Il est de 1,40 euro le kilo . Trop cher disent les principaux acheteurs industriels. Deux coopératives d'achat ont décidé de ne plus participer au marché de Plérin, bloquant les transactions de porc. Ce à quoi les éleveurs répondent que le prix actuel est à peine suffisant pour vivre correctement. "Au niveau trésorerie, c'est très difficile pour beaucoup d'entre nous avec les prix du moment ", souligne Cédric Raguin, le président des Jeunes Agriculteurs d'Indre-et-Loire, et lui-même à la tête d'un élevage de porcs à Draché.

La quinzaine d'éleveurs porcins du département ne passent pas par le marché de Plérin pour vendre leurs porcs. Mais la situation actuelle ne sera pas sans conséquence si elle se poursuit . A Plérin, les cochons sont notamment destinés à l'export. Mais ils risquent d'être redistribués sur le marché français, en attendant la reprise des cotations. C'est ce que craint David Bacon, éleveur à Cangey. "Le marché va être saturé, donc forcément, les prix vont chuter. Et Plérin, c'est le marché de référence en France... "

Cet éleveur a déjà pensé à se tourner vers la vente directe pour être plus libre. Mais c'est trop compliqué. "Il faut s'occuper d'amen er les bêtes à l'abattoir, de les ramener ensuite à la ferme. Donc il faut un camion frigo, c'est un coût. "

Les éleveurs de porcs de Touraine n'ont pas prévu de mener d'actions coup de poings dans les prochains jours.

Les éleveurs porcins d'Indre-et-Loire redoutent une chute des prix