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Crispation sur les quais du port de Bordeaux

mercredi 14 août 2013 à 10:53 Par Yves Maugue, France Bleu Gironde

Entre les grèves, la fermeture du terminal du Verdon qui engorge celui de Bassens et des problèmes de matériel, les principaux clients du port tirent la sonnette d'alarme.

Port Bassens
Port Bassens © Radio France

C'est un préavis de grève qui a déclenché les dernières hostilités. Celui des agents portuaires qui veulent défendre leur régime spécifique de couverture maladie (créé en 1926 et à l'équilibre). Ils ont finalement accepté de travailler demain jeudi et vendredi en échange de négociations avec les ministères du Transport, du Budget et des Affaires Sociales à la rentrée . Mais ils refusent de travailler ce week-end pour maintenir la pression. Pour les transporteurs maritimes, c'est quand même la goutte d'eau qui fait déborder le vase, car depuis plusieurs mois, les problèmes se multiplient. 

Une tension qui date de la réforme portuaire, lancée en 2008 et mise en place en 2011. Elle devait permettre de doper la compétitivité des ports français. Mais à Bordeaux, elle a surtout créer un conflit de compétences. Les outillages comme les grues ont été confiés à une société privée , B.A.T. (Bordeaux Atlantique Terminal), et la maintenance et l'entretien du port et des hangars revient au Grand Port Maritime de Bordeaux. Mais les deux prestataires ont du mal à s'accorder, et le moindre problème peut par conséquent mettre des semaines avant d'être résolu. 

Des contenairs qui restent à quai faute de grues utilisables

Si le Grand Port Maritime de Bordeaux refuse de porter toute la responsabilité des soucis techniques, les principaux clients du port estiment être les victimes collatérales de ces problèmes de gouvernance . A l'image de Pierre Galani, le directeur régional de CMA-CGM, 3ème mondial dans le transport maritime.

"Certains contenairs attendent une, deux, voire trois semaines sur les quais de Bordeaux. Pour des marchandises périssables, s'il ne part pas il est perdu. Un contenair de cerises par exemple perdu c'est 80.000 euros"

CMA-CGM et d'autres clients du port ont envoyé un courrier au ministre des transports Frédéric Cuvilier pour qu'il intervienne afin de trouver une solution.

Le Grand Port Maritime de Bordeaux maintient toutefois son objectif de passer de 60.000 à 150.000 contenairs en transit par ses quais d'ici 2015.

"Les entreprises s'arrachent les cheveux pour trouver une grue qui fonctionne"