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Festival de Cannes 2021 : découvrez les 24 films en compétition pour la Palme d'or

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Par , France Bleu, France Bleu Azur

Les organisateurs du festival de Cannes, le plus grand festival de cinéma du monde, ont dévoilé ce jeudi la sélection officielle de la 74e édition qui se déroulera du 6 au 17 juillet. Vingt-quatre films seront en compétition pour la Palme d'or.

Thierry Fremaux and Pierre Lescure ont présenté ce jeudi la sélection du 74e festival de Cannes
Thierry Fremaux and Pierre Lescure ont présenté ce jeudi la sélection du 74e festival de Cannes © Getty - Dominique Charriau/WireImage

Le président du festival de Cannes, Pierre Lescure et son délégué général, Thierry Frémaux, ont annoncé ce jeudi la sélection officielle de la 74e édition. Elle se déroulera du 6 au 17 juillet. Vingt-quatre films sont en compétition pour la Palme d'or. Le Festival veut tourner la page de la pandémie de Covid-19 avec une sélection qui réunit des valeurs sûres comme Nanni Moretti, Jacques Audiard ou Apichatpong Weerasethakul. "Cannes sera le premier grand événement mondial après cette catastrophe, qui n'est pas terminée. Plus rien ne fait obstacle" s'est réjoui Thierry Frémaux. Le Festival doit encore annoncer la composition du jury, présidé par le New-Yorkais Spike Lee.

L'empreinte de la crise sanitaire

Deux ans après la Palme d'Or décernée à "Parasite" du Sud-Coréen Bong Joon-ho, un an après l'annulation pour cause de pandémie, les sélectionneurs ont vu plus de 2.000 films et en ont retenu une soixantaine. Si le cinéma "aura pris l'empreinte de ce moment particulier" qu'est la crise sanitaire, reflétant "l'idée de tout perdre et de partir, d'aller ailleurs", la sélection cannoise ne s'y cantonne pas, a souligné Thierry Frémaux. Le plus grand festival de cinéma du monde sera aussi riche de documentaires, de films "lanceurs d'alerte" ou "sur la question identitaire, de ce que nous sommes et de ce que devient le monde".

À Wes Anderson, Paul Verhoeven et Leos Carax, dont la présence était connue, s'ajoutent 21 élus en Sélection officielle, dont des habitués du festival déjà primés d'une Palme d'Or, comme Nanni Moretti, pour "Tre Piani", déjà prêt pour l'an dernier, Jacques Audiard pour "Les Olympiades",  voyage "culturel social et générationnel" dans Paris, ou Apichatpong Weerasethakul pour son premier film en anglais hors de Thaïlande ("Memoria"), avec Tilda Swinton et Jeanne Balibar. Les Américains sont trois en Sélection officielle, dont Sean Penn, de retour à Cannes après l'accueil très froid de "The Last Face" en 2016. 

Les 24 films en compétition pour la palme d'or

  • "Annette" de Leos Carax (France), film d'ouverture. Comédie musicale co-écrite et mise en musique par les Sparks, avec Marion Cotillard et Adam Driver.
  • "Benedetta" de Paul Verhoeven (Pays-Bas). Avec Virginie Efira dans le rôle d'une religieuse arrêtée pour homosexualité, en plein coeur de l'Italie du XVe Siècle.
  • "The French Dispatch" de Wes Anderson (Etats-Unis) avec une pléiade de stars dont Bill Murray, Tilda Swinton, Timothée Chalamet, Frances McDormand sur un journaliste américain basé à Ennui-sur-Blasé, une ville fictive française à partir des années 40.
  • "Tre Piani" de Nanni Moretti (Italie). Vingt ans après sa Palme d'or pour "La Chambre du fils", il se penche sur trois familles vivant dans le même immeuble.
  • "A Feleségem Torténete" ("L'histoire de ma femme") d'Ildiko Enyedi (Hongrie), sur un homme qui fait le pari d'épouser la première femme qui passe la porte d'un bar.
  • "Bergman Island" de Mia Hansen-Love (France). Un film avec Tim Roth et Vicky Krieps, tourné sur l'île fétiche du cinéaste suédois Ingmar Bergman.
  • "Drive my car" de Ryusuke Hamaguchi (Japon). Le réalisateur de "Senses" et "Asako I et II" explore un secret hantant un couple.
  • "Ha'Berech" ("Le genou d'Ahed") de Nadav Lapid (Israël) sur un cinéaste luttant contre la mort de la liberté dans son pays.
  • "Haut et fort" de Nabil Ayouch (Maroc). Le réalisateur de "Much Loved" prend le pouls de la jeunesse marocaine et de ses aspirations.
  • "Hytti NRO 6" (Compartment NO.6) de Juho Kuosmanen (Finlande)  
  • "Julie (en 12 chapitres) de Joachim Trier (Norvège), histoire sentimentale par le réalisateur "d'Oslo, 31 août".
  • "La Fracture" de Catherine Corsini (France) avec Valeria Bruni-Tedeschi et Marina Fois. Un film sur la France des "gilets jaunes".
  • "Les intranquilles" de Joachim Lafosse (Belgique), sur la bipolarité.
  • "Les Olympiades" de Jacques Audiard (France) avec Noémie Merlant sur la révolte de personnages féminins, et Céline Sciamma à l'écriture du scénario.
  • "Lingui" de Mahamat-Saleh Haroun (Tchad), sur une adolescente enceinte à N'Djamena et le tabou de l'avortement.  
  • "Memoria" d'Apichatpong Weerasethakul (Thaïlande). Après sa Palme d'or en 2010 pour "Oncle Boonmee", il a tourné en Colombie avec Jeanne Balibar et Tilda Swinton.
  • "Nitram" de Justin Kurzel (Australie) sur la tuerie de Port-Arthur, une fusillade dans laquelle 35 personnes ont été tuées en 1996 en Tasmanie.
  • "France" de Bruno Dumont avec Léa Seydoux, Benjamin Biolay et Blanche Gardin sur le système médiatique via l'histoire de France, journaliste star de télévision.
  • "Petrov's Flu" de Kirill Serebrennikov (Russie) sur une famille dysfonctionnelle qui se retrouve coincée à huis clos après avoir contracté la même grippe.
  • "Red Rocket" de Sean Baker (Etats-Unis) sur une ex-star du porno qui revient s'installer dans son Texas natal.
  • "Titane" de Julia Ducournau (France) avec Vincent Lindon. Après "Grave", la cinéaste imagine une histoire d'enfant retrouvé et de meurtres en série.
  • "Tout s'est bien passé" de François Ozon (France) qui filme pour la première fois Sophie Marceau, dans un récit poignant sur la fin de vie et l'euthanasie.
  • "Un héros" d'Asghar Farhadi (Iran). Après "Everybody Knows", tourné en Espagne avec le couple star Penelope Cruz et Javier Bardem, le cinéaste filme un thriller en Iran.
  • "Flag day" de Sean Penn (Etats-Unis) où il joue un père menant une double vie.

Les Français présents en nombre

Hors compétition, Tom McCarthy (oscarisé pour "Spotlight") présentera "Stillwater", qui plonge la star Matt Damon à Marseille, à la recherche de sa fille, aux côtés de Camille Cottin.Les Français sont présents en nombre.En compétition d'abord, où trois des quatre femmes retenues sont des Françaises : Mia Hansen-Love ("Bergman Island"), Julia Ducournau ("Titane") et Catherine Corsini pour un film qui "résume les deux ans que nous venons de passer, sur l'épidémie et les questions sociales", a expliqué Thierry Frémaux. D'une manière générale, après la crise, de nombreux films sélectionnés "ont la fièvre, une force de combat".   

La sélection se veut ouverte aux pays du sud, du Bangladesh à Haïti, "pour témoigner de leur vitalité, de leur force et de leur beauté".  Les organisateurs espèrent que le cinéaste russe Kirill Serebrennikov, "interdit dans son propre pays" et également en lice pour la Palme, sera autorisé à voyager pour présenter son film "Petrov's flu". L'Iran sera à nouveau représentée par Ashgar Farhadi, pour un film tourné dans son pays, "Un Héros", après une échappée en Espagne ("Everybody Knows").  

Cinéaste politique, Oliver Stone sera présent avec un documentaire promettant des documents inédits sur l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, dans une nouvelle catégorie, "Cannes Premières", destinée notamment aux réalisateurs "confirmés" mais qui n'intègrent pas la Sélection officielle. Une section éphémère est créée pour des films sur l'environnement. 

Les stars du festival

Côté stars, le Festival aura ses incontournables, comme Léa Seydoux (dans le Wes Anderson, "France" de Bruno Dumont et chez Arnaud Desplechin), Tilda Swinton ou la Luxembourgeoise Vicky Krieps... Hors compétition, les festivaliers verront le retour de Catherine Deneuve sur la Croisette, 57 ans après la Palme d'Or reçue par "Les Parapluies de Cherbourg", dans un film d'Emmanuelle Bercot, aux côtés de Benoît Magimel.  

Le Festival offre aussi une bonne place à la musique : un documentaire sur le Velvet Underground par Todd Haynes, (l'auteur de "Dark Waters"), le biopic sur Céline Dion de Valérie Lemercier ("Aline") et un film de Charlotte Gainsbourg sur sa mère Jane Birkin.  

Le festival se réserve la possibilité d'ajouter, d'ici juillet, d'autres films à sa sélection. Le nom du blockbuster international promis à une projection exceptionnelle sur une plage cannoise, ainsi que du film de clôture, restent secrets pour l'instant.

Pass sanitaire de rigueur 

Sur le plan sanitaire, les organisateurs ont rappelé que la pandémie n'était pas encore "vaincue", mais si le déconfinement se poursuit comme prévu, les séances se tiendront sans jauge et les dîners seront possibles à six par table. "On ne pourra pas faire n'importe quoi, (...) on ne va pas multiplier les fêtes", a martelé le président du Festival Pierre Lescure. 

Le pass sanitaire sera de rigueur et pour ceux qui ne sont pas vaccinés, des tests seront réalisés toutes les 48 heures gratuitement sur place.  

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