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Pàlmesùndi et Pàlmesel : les traditions du Dimanche des Rameaux

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Par , France Bleu Elsass, France Bleu Alsace

En Alsace, de nombreuses traditions encadrent les fêtes de Pâques. Mais une semaine avant, c'est toujours le Dimanche des Rameaux avec son lot d'us et coutumes.

L'entrée de Jésus à Jérusalem, sur l'ânesse
L'entrée de Jésus à Jérusalem, sur l'ânesse © Getty - Godong - 539871505

Réécoutez Pierre Nuss vous parler des traditions autour des rameaux

C’est bientôt Pâques, et pour démarrer ce marathon de traditions, il vaut mieux commencer par le commencement. Ce dimanche, c’est... STOP ! Ce n’est pas le dimanche des Rambo, ce sera bien sûr le dimanche des rameaux. Les évangiles racontent l’entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem, il entre dans la ville sur le dos d’une ânesse. Ces rameaux symbolisent la victoire du Christ sur le diable dans le désert , et plus tard, sa victoire sur la mort. Les rameaux, les Pàlme, d’où le nom alsacien de Pàlmesùndi, étaient portés par les garçons le dimanche, chaque famille essayait de fabriquer le Pàlme le plus beau. Souvent fait de houx ou de frêne, il était décoré de rubans aux couleurs de l’église, en jaune et blanc, de bretzels, de roses en papier, des oeufs colorés, la plupart des rameaux faisaient quatre ou cinq mètres, mais certains grands malades en choisissaient qui faisaient jusqu’à dix mètres. On raconte que dans certaines églises, un servant de messe attendait à l’entrée avec une scie, pour couper les plus longs afin que le plafond de l’édifice ne soit pas abîmé. Une fois les rameaux bénis, ils étaient coupés et partagés au sein de la famille. Chaque plante était accrochée à la maison ou l’étable, pour se protéger de la foudre ou des maladies. Si des bêtes tombaient malades, on leur donnait un peu du rameau à manger pour les guérir. À propos de bêtes, nous n’avons pas encore parlé de l’âne, le Pàlmaesel, l’âne des rameaux, est une vieille tradition où l’on sortait une grande statue en bois de l’animal, parfois avec le Christ dessus, mais c’était plus rare. Les dignitaires du village organisaient une procession le matin, très digne, et l’après-midi, c’était la jeunesse qui s’en emparait pour faire parader l’âne à fond de train à travers les rues.  Ils recevaient en échange du spectacle, des œufs, du pain, des saucisses, ou du lard. Et a priori, le dernier village d’Alsace qui pratique cette coutume est Ammerschwihr, à côté de Kaysersberg, où l’âne a été restauré après la Seconde Guerre Mondiale, et maintenant, il a même des roulettes !...

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