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Déportation et spoliation, un plaque commémorative au Monoprix d'Auxerre

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Par , France Bleu Auxerre

Dimanche 18 juillet a lieu une cérémonie en hommage des victimes des crimes racistes et antisémites de l'état français. Une plaque commémorative en mémoire de Lucie Herrmann, notable de la ville d'Auxerre et morte en déportation sera dévoilée au Monoprix de la place Charles-Surugue.

Le rendez vous pour la commémoration se tiendra à 11h au monument des déportés, où figure le nom de la famille Herrmann
Le rendez vous pour la commémoration se tiendra à 11h au monument des déportés, où figure le nom de la famille Herrmann © Radio France - Célia Gueuti

"11h30, dévoilement d'une plaque commémorative en hommage à Lucie Herrmann, déportée à Auschwitz, en présence de sa famille." L'invitation de la Mairie d'Auxerre est sobre mais rappelle une histoire encore proche. La plaque se trouve sur la façade du Monoprix, à Auxerre. A peine 80 ans plus tôt, ce bâtiment était la propriété de la famille Herrmann et leur était enlevé pour la seule raison qu'ils étaient juifs. 

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Avant de devenir une des nombreuses victimes décédées à Auschwitz, Lucie Herrmann et son mari, Elie Herrmann possédaient les Nouvelles Galeries, magasin bien connu des Auxerrois. Juifs Français d'origine Alsacienne, le régime de Vichy leur demande en 1941 de céder le contrôle de leur entreprise, puis de la vente. Un processus "d'Aryanisation" qui spoliait les juifs. "C'était toute une démarche, entamée par l'Allemagne nazie avant même leur victoire en France, explique Frédéric Gant, le président de l'association de la Recherche sur l'Occupation et la Résistance dans l'Yonne. Le but était de déposséder les juif de leurs propriétés. Et ce qu'ils soient pauvres ou riches." Et riche, la famille Herrmann l'était. Leurs magasins valait plusieurs centaine de milliers de francs. Seul trois milles leur sera donné.

Spoliée puis déportée

Peu de temps après la vente, en 1941, le mari de Lucie, Elie, quitte Auxerre. Puis Lucie est arrêtée dans des circonstances un peu floues, puis déportée. "Nous n'avons pas trouvé de clair motif, raconte Fréderic Gant. Mais elle et sa belle fille Marguerite ont certainement été arrêtées parce qu'elles n'avaient pas prévenu les autorités allemandes de la fuite de leurs maris." Lucie est d'origine française, avant 1944 peu de juifs de nationalité française sont arrêtés. A part si ceux-ci ne respectaient pas les mesures anti-juives. Le 28 septembre 1942, elle meurt à Auschwitz. 

Une plaque en marbre à la mémoire de Lucie Herrmann a été installée sur la façade du Monoprix d'Auxerre
Une plaque en marbre à la mémoire de Lucie Herrmann a été installée sur la façade du Monoprix d'Auxerre © Radio France - Célia Gueuti

A la fin de la guerre, 4 ans plus tard,  le fils de Elie et Lucie  reprend le contrôle de l'entreprise. "Cette plaque est une bonne chose, juge Frédéric Gant. Déjà car elle rappelle les déportations et le fait que le régime de Vichy était raciste et antisémite. Mais elle met en lumière le phénomène d'aryanisation qui est moins connue du public que la déportation." L'Arory, dont il est le président, a d'ailleurs publié en 2005 un dossier sur le phénomène.  

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