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VIDÉO - Cathédrale de Nantes : au cœur de l'édifice, un an après l'incendie

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Par , France Bleu Loire Océan

Presque un an après l'incendie qui a ravagé l'orgue de la cathédrale de Nantes et causé de nombreux dégâts dans l'édifice, il reste encore beaucoup de travail avant de rouvrir les portes aux croyants et visiteurs. Ce mercredi 30 juin, France Bleu Loire Océan a pu visiter le monument.

Combinaison, gants, masque et sur-chaussures : il faut s'équiper, ce mercredi 30 juin, pour pouvoir visiter la cathédrale de Nantes, presque un an après l'incendie qui a fortement endommagé l'édifice et notamment son orgue de tribune. L'intérieur du monument a été pollué par le plomb des tuyaux de l'instrument brûlé.

Réouverture fin 2023

Sur le sol, de chaque côté de la nef, sont empilés les débris et vestiges retrouvés sur la tribune où était l'orgue. Ce travail de déplacement et de tri a été réalisé en plusieurs mois, après avoir auparavant vidé l'espace de l'ensemble de son mobilier. Mais l'autre dégât majeur causé par l'incendie est presque invisible : il y a de la poussière de plomb, partout

"Il y en a partout et en grande concentration" - Anne-Marie Chepeau-Malhaire

Voilà pourquoi l'édifice ne pourra pas rouvrir ses portes à tous avant fin 2023 : l'incendie du plomb et des autres métaux des tuyaux de l'orgue a pollué tout l'intérieur du bâtiment. "Il y en a sur les voûtes, sur les parois, sur les objets mobiliers, sur les tableaux, sur les luminaires, sur les vitraux", liste Anne-Marie Chepeau-Malhaire qui est ingénieure du patrimoine à la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) en charge de la restauration de la cathédrale de Nantes.

Cette poussière est présente partout dans la cathédrale.
Cette poussière est présente partout dans la cathédrale. © Radio France - Paul Sertillanges

Les concentrations de plomb sont moins fortes qu'à Notre-Dame-de-Paris, mais suffisantes pour être dangereuses pour la santé. "Nous avons l'expérience de Notre-Dame-de-Paris pour pouvoir appliquer les mêmes règles à la cathédrale de Nantes, poursuit la spécialiste du patrimoine, et c'est une chance de pouvoir travailler avec l'architecte en chef qui travaille aussi à la cathédrale parisienne."

Nous avons l'expérience de Notre-Dame-de-Paris

L'architecte qui réalise actuellement des diagnostics, évalue, avec la Drac, les besoins. La décontamination totale de l'édifice de toute la poussière de plomb devrait prendre six mois, entre septembre et mars. Ensuite, les travaux de restauration, sans compter l'orgue, devraient s'étaler jusqu'à fin 2023. "Tout ne sera pas rouvert, mais on pourra accéder au chœur, à la nef", prévoit Anne-Marie Chepeau-Malhaire.

L'échafaudage a été installé dans le chœur de la cathédrale, près du troisième départ de feu.
L'échafaudage a été installé dans le chœur de la cathédrale, près du troisième départ de feu. © Radio France - Paul Sertillanges

Avant la décontamination totale prévue à partir de septembre, deux opérations sont prévues à partir d'août : la mise en place d'un nouvel échafaudage pour faire des relevés sur la façade occidentale et la décontamination de l'orgue de chœur, sauvée malgré le départ de feu dans sa console.

L'orgue n'est pas entièrement parti en fumée

"Il faudra attendre entre cinq et dix ans avant de voir le nouvel orgue", estime l'ingénieure de la Drac. L'opération nécessite la création d'un comité scientifique de pilotage, puis des années de travail, car aucune pièce - ou presque - de l'ancien instrument n'est réutilisable

Pour la spécialiste du patrimoine, cela fait mal au cœur de voir ces restes endommagés de l'orgue.
Pour la spécialiste du patrimoine, cela fait mal au cœur de voir ces restes endommagés de l'orgue. © Radio France - Paul Sertillanges

L'orgue de tribune a presque entièrement disparu. "Il reste des tuyaux mais ils sont pliés, fondus, calcinés, se désole Anne-Marie Chepeau-Malhaire. _C'est irréversible, on ne peut que les fondre pour récupérer le métal_. Ça donne envie de pleurer parfois : ils étaient superbes, l'orgue était magnifique, c'est vraiment une perte immense."

Ça donne envie de pleurer parfois

Tout l'orgue n'a cependant pas brûlé dans l'incendie. "Ces pièces sont très précieuses, elles ont été sculptées au 18ème siècle, sourit l'ingénieure de la Drac. _Ce sont des atlantes [des bustes incrustés dans la structure de l'instrument]. Nous avons été très heureux de les retrouver_." Les deux sculptures pourraient être utilisées pour le nouvel orgue ; le comité scientifique de pilotage en décidera.

Le visage miraculé d'un des atlantes sauvé des flammes.
Le visage miraculé d'un des atlantes sauvé des flammes. © Radio France - Paul Sertillanges
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