Passer au contenu

Le média
de la vie locale

Publicité
Logo France Bleu

Le musée du scourtin, entre artisanat local et saga familiale

Par

C'est une belle histoire, qui commence il y a près d'un siècle et demi à Nyons et se poursuit encore aujourd'hui. Spécialisée dans le tissage, la famille Fert a su s'adapter aux débouchés, depuis la confection de filtres pour la production d'huile d'olive, jusqu'aux objets de décoration.

Ferdinand Fert et ses descendants ont su faire évoluer les techniques de fabrication des scourtins. Ferdinand Fert et ses descendants ont su faire évoluer les techniques de fabrication des scourtins.
Ferdinand Fert et ses descendants ont su faire évoluer les techniques de fabrication des scourtins. © Radio France - A.W.
loading

La scourtinerie et son musée sont installés au bord de la rivière l'Eygues, à quelques dizaines de mètres du pont roman de Nyons, dans le décor majestueux des baronnies provençales. C'est une ancienne manufacture où subsiste toujours un atelier, au premier étage. Le rez-de-chaussée est occupé par une boutique colorée et un petit musée. C'est là que depuis 5 générations la famille Fert poursuit avec succès son activité de tissage. 

Publicité
Logo France Bleu

C'est à la fin du XIXe siècle que Ferdinand et Marie Fert ont fondé ce qui deviendra une entreprise familiale. A l'origine, il s'agit de confectionner des scourtins, filtres en cordes grossières utilités pour la production d'huile d'olive. Le fondateur de la scourtinerie contribuera largement à faire évoluer les techniques en créant un procédé de mécanisation de la fabrication de ces filtres, qui étaient tissés à la main. 

Un mannequin représentant Ferdinand Fert tient un scourtin, devant une ancienne presse à huile. © Radio France - A.W.

Au milieu du XXe siècle, l'entreprise fait évoluer son activité vers la production d'objets de décoration et d’ameublement, avec essentiellement la fabrication de paillassons. Aujourd'hui, la scourtinerie fabrique aussi bien des sets de table que des ombrières pour protéger les terrasses du soleil.

L'atelier du premier étage où sont toujours confectionnés les produits vendus sur place n'est malheureusement pas accessible à la visite cet été, pour des raisons sanitaires. Les visites reprendront dès que les conditions le permettront.

Sophie Villeneuve, 5e génération de la scourtinerie, fabrique un paillasson dans l'atelier du premier étage. © Radio France - A.W.
Vue de la boutique de la scourtinerie. © Radio France - A.W.
Publicité
Logo France Bleu