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Coronavirus au Pays Basque : le ballet Malandain de Biarritz au point mort

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Le confinement n’a pas que des incidences sur la santé, mais aussi sur le spectacle vivant. Biarritz héberge par exemple le ballet Malandain, dont la renommée de cette compagnie de danse dépasse largement les frontières de la France. Mais depuis plus d'un mois, la structure est à l'arrêt.

"La Belle et la Bête" interprétée au Festival Castell de Peralada, à Gérone, le 28 Juillet 2017 "La Belle et la Bête" interprétée au Festival Castell de Peralada, à Gérone, le 28 Juillet 2017
"La Belle et la Bête" interprétée au Festival Castell de Peralada, à Gérone, le 28 Juillet 2017 © Maxppp - Robin Townsend

Malandain est le deuxième phare de Biarritz. Or, ce signal fort de la culture n’éclaire plus les scènes européennes, depuis le 16 mars dernier et le début du confinement. En effet, les 22 danseurs de la compagnie doivent rester chez eux. Certains ont regagné leur famille en France mais aussi dans leurs divers pays d’origine comme l’Italie, l’Espagne, les Philippines ou le Mexique.

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Malgré tout, les artistes essaient de garder la forme souligne leur directeur, Thierry Malandain. "Les danseurs essaient de garder la forme. Le kiné du ballet leur envoie par internet des exercices. Et puis, il y a certaines compagnies, comme celle du Rhin ou étrangères, qui donne des cours tous les jours sur le web. Donc il y en qui suivent ces cours à distance, et qui piaffent d’impatience."

L'inconnu, jusqu'à quand ?

Le silence dans le grand studio de la Gare du Midi. Et tous les spectacles annulés depuis plus d’un mois. "Nous avons perdu une quarantaine de représentations ces deux derniers mois, qui devaient se faire en France ou à l’étranger, explique Thierry Malandain. Cela représente environ un million de pertes avec les recettes de tous les spectacles."

L’avenir inquiète tout autant, dans un paysage économique post-confinement qui sera rempli d'inconnues. "D’autant qu’on ne sait pas ce qui va advenir de nous, avant septembre/octobre. Tout est conditionné par les autorisations de reprise alors il va falloir tenir le coup jusque-là."

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Tenir le coup, alors qu’en un mois la compagnie qui s’autofinance à 50 % a beaucoup perdu. "Et les subventions qui représentent la moitié de notre budget global arrivent en général en milieu d’année, précise le directeur du ballet. Il nous faudra de l’aide, des institutions, de l’État, pour redémarrer. Si les danseurs sont au chômage partiel, ce sera sans doute pire pour les intermittents, qui eux sont seuls, et si important au fonctionnement du secteur. "

Le ballet Malandain interprétant 'Marie Antoinette' au Palais Kursaal à San Sébastien, le 13 février 2019 © Maxppp - Javier Etxezarreta
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