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Le plan Alerte enlèvement déclenché après la disparition d'un enfant de 8 ans dans les Côtes-d'Armor

Davantage d’anglais à l’université : la polémique enfle

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Par France Bleu

Alors que les députés débutent mercredi l’examen du projet de loi dite Fioraso, la polémique enfle sur l'enseignement de l'anglais à l'université, défendu par le gouvernement, divisant la droite et rejeté par certains syndicats et le Front de gauche.

L'article 2 du projet de loi permettra notamment de dispenser davantage de cours et de TD en anglais à l'université.
L'article 2 du projet de loi permettra notamment de dispenser davantage de cours et de TD en anglais à l'université. © Maxppp

Examiné mercredi à l’Assemblée nationale, le projet de loi porté par la ministre de l'Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, qui comprend notamment la possibilité d’un enseignement accru de l’anglais à l’université , continue à diviser, à tant à droite que du côté de la majorité.

Une formidable hypocrisie

Soutenu par la principale organisation étudiante, l'Unef, et avec des réserves par la Conférence des présidents d'université, l'article 2 du projet de loi a soulevé une vague de protestations jusqu'à l'Académie française. Plusieurs syndicats, dont la FSU, ont appelé à une grève et des manifestations mercredi pour exiger que le gouvernement renonce à ce qu'une partie des enseignements, dans le cadre d'accords avec des universités étrangères ou de programmes financés par l'UE, soit dispensée en langues étrangères, notamment en anglais.Devant les arguements des opposants au projet de loi, qui tiennent pour l’essentiel à la défense du français devant une supposée invasion de la langue anglaise dans le langage des Français, Geneviève Fioraso dénonce une "formidable hypocrisie ", puisque les dispositions actuelles contreviendraient à la loi Toubon, qui prévoit en effet que la langue d'enseignement est le français mais prévoit des exceptions.

"Ce projet de loi est égalitaire, veut la réussite des étudiants et c'est bien pour cela qu'il vous ennuie, (...) parce qu'il contredit ce que vous avez annoncé et jamais réalisé dans le dernier quinquennat"

"Je veux que les étudiants (...) aient les mêmes atouts que dans les (grandes) écoles où il y a des formations partiellement en anglais, c'est une disposition demandée par les établissements , faisons confiance aux établissements", ajoutait ainsi la ministre. "Ce projet de loi est égalitaire, veut la réussite des étudiants et c'est bien pour cela qu'il vous ennuie, (...) parce qu'il contredit ce que vous avez annoncé et jamais réalisé dans le dernier quinquennat", a-t-elle lancé dans l'après-midi à l'Assemblée avec une rare véhémence, face au chahut provoqué par l'opposition.

L’article divise autant la majorité que l’opposition

Si certains députés UMP défendent les cours en anglais, d'autres y sont vivement opposés, comme Jacques Myard qui a interpellé la ministre en anglais, allemand et français pour dénoncer "le globish" . Les tensions existent aussi au sein de la majorité : plusieurs députés PS ont proposé sans succès de supprimer l'article contesté, les écologistes prévenant qu'ils "risquaient" de voter contre le texte. Quant au Front de Gauche, il votera contre, estimant que l'enseignement en anglais est "un pas de plus vers le recul du français " et parce qu'il y voit "une sorte d'approche marchande de la recherche".

L’ambition du projet est aussi d’attirer davantage d’étudiants étrangers

Reste que des cours en langues étrangères sont déjà donnés dans la plupart des universités françaises. C'est le cas par exemple à l'Université Bordeaux 1. "D’ailleurs, expliquait au micro de France Bleu Alsace Isabelle Barth, la directrice générale de l'EM de Strasbourg, l'ambition de ce projet de loi, c'est aussi d'attirer les étudiants étrangers en France . Avec 13% d'étudiants étrangers, la France est à la cinquième place, détrônée par l'Allemagne parmi les principaux pays d'accueil. Or les nations asiatiques, Chine, Inde, Corée du sud ont décidé de miser sur la formation et vont envoyer plus de jeunes à l'étranger."

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