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Déclarer la naissance de son enfant dans son village, bientôt possible ?

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Le Figaro rapporte que parmi les 36.700 communes de France, seules 530 disposent d'une maternité. Résultat : tout le monde nait au même endroit, et le nom de milliers de villages disparait des actes d’état civil. Plusieurs personnalités soutenues par des parlementaires présenteront un projet de loi pour qu’il soit possible de choisir son lieu de naissance.

Avec la concentration des maternités sur les grandes agglomérations, de nombreux village disparaissent des actes civils.
Avec la concentration des maternités sur les grandes agglomérations, de nombreux village disparaissent des actes civils. © Maxppp

Comme les petits hôpitaux ferment et que, sur les 36.700 communes que compte la France, seules 530 d’entre elles disposent d'une maternité, les mamans accouchent mathématiquement au-même endroit. Résultat, selon nos confrères du Figaro qui se sont intéressés à cet épineux problème : depuis 1970, des milliers de villages ont disparu des actes d’états civils alors que ceux-ci fleuraient bon la départementale des vacances et les petits coins de paradis de verdures oubliés.

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Sauver l’identité des territoires

Certains trouveront l’initiative insolite, mais pour œuvrer à sauver l’identité de ces territoires, un certain nombre de personnalités, comme Jean-Cyril Spinetta, le PDG d'Air France, Grégoire Chertok, le dirigeant de Rothschild, épaulés par des parlementaires de tous bords, entendent présenter devant le Sénat une loi qui ouvrirait le droit aux parents de déclarer leur enfant au lieu de leur domicile et non, comme c’est le cas aujourd’hui, là où ils sont venus au monde.

Echec des initiatives précédentes

L'association Renaissance des villages déploie à cet égard un argumentaire fourni : la loi permettra de faciliter les recherches généalogiques et le travail des historiens, et pourrait même relancer le tourisme dans certains villages oubliés de l’administration. Toujours selon nos confrères du Figaro, des initiatives semblables avaient déjà été menées, en vain. Les tenants du projet se sont vus rétorquer par les services de l'état civil qu’il n’y avait pas lieu de modifier la loi, puisqu’elle pourrait donner lieu à des erreurs, voire à des fraudes …

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