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Départ des militaires de Châlons-en-Champagne : l'armée s'explique

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Par France Bleu Champagne-Ardenne

Après l'annonce officielle de la dissolution du 1er RAMA et de l'Etat Major de la 1ère BM de Châlons-en-Champagne, les autorités militaires ont tenu à expliquer ces choix stratégiques, et rassurer sur le sort des personnels civils et militaires.

le Général Patrick Ribayrol, commandant de la zone terre Nord-Est
le Général Patrick Ribayrol, commandant de la zone terre Nord-Est © Clément Lhuillier - Radio France

« Nous ne laisserons personne au bord de la route ». Cette phrase, le général de corps d’armée Patrick Ribayrol, commandant de la zone terre Nord Est, l’a répété plusieurs fois au cours de la conférence de presse donnée mercredi matin, au Quartier Chanzy, siège de l’état major la 1ère Brigade Mécanisée de Châlons-en-Champagne.

Quelques minutes auparavant, les autorités militaires avaient réunis les personnels de la garnison pour leur annoncer ce que tout le monde savait déjà : la dissolution en 2015 du 1er régiment d’artillerie de marine, de l’état major de la 1ère Brigade Mécanisée, de son commandement et des transmissions qui la composent.

« Pour nous, qui sommes engagés depuis plusieurs années dans ce processus d’adaptation de nos moyens de défense, ce n’est pas une surprise » a expliqué le général Ribayrol. 1250 personnes sont concernées à Châlons-en-Champagne.

A LIRE ►► La carte de France des restructuration des armées

Les raisons 

Si les critères opérationnels ont bien entendu été pris en compte dans le processus de décision du Ministère de la défense, c’est bien l’aspect financier qui a scellé le sort de la garnison châlonnaise. « Pour maintenir ou amener au bon niveau, les infrastructures et le fonctionnement, la garnison de Châlons et l’une de celles qui coute le plus cher sur les dix, quinze ans à venir ».

L’avenir du personnel 

« Les situations seront étudiées aux cas par cas ». L’armée dispose d’un plan d’accompagnement des militaires pour chaque niveau de carrière. « En fonction de leurs demandes, de leur ancienneté, de leurs capacités, ils seront mutés dans d’autres unités de l’armée de terre ». Dans le grand est, l’artillerie est notamment présente à Suippes (51) ou à Belfort (90). Quand au personnel civil, le général Ribayrol assure ne pas avoir d’inquiétudes : « il existe de nombreuses possibilités dans un rayon de 40 km autour de Châlons-en-Champagne ».

Quelles compensations ?

Le ministère de la Défense n'a pas encore détaillé les compensations que Châlons-en-Champagne obtiendra après le départ des militaires. "Le Ministère a mis en programmation des volumes financiers qui vont permettre (aux acteurs politiques locaux) de faciliter la création d’emplois sur les sites abandonnés. Exemple à Commercy (55) qui a perdu en 2013 son 8e régiment d’artillerie, il existe des projets de développement économique. Châlons est un axe majeur de déplacement, par voie routière et par voie ferrée entre d’importantes métropoles. Il y a des capacités de redynamisation ».

Le devenir des bâtiments 

Les militaires occupent actuellement un peu plus de 50 hectares de terrains et de bâtiments à Châlons-en-Champagne. « L’armée se sépare des implantations dont elle n’a plus besoin, mais il y a un certain nombre de facilités qui sont octroyées aux municipalités ou aux communautés d’agglomération pour pouvoir s’en porter acquéreur ».

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