Depuis le 1er janvier, vous avez travaillé pour payer vos impôts

France Bleu jeudi 25 juillet 2013 à 12:38

La France arrive juste derrière la Belgique dans le classement des pays européens à forte pression fiscale.
La France arrive juste derrière la Belgique dans le classement des pays européens à forte pression fiscale. © Maxppp

Le 26 juillet 2013, "jour de libération fiscale et sociale", le salarié français moyen aura travaillé 7 mois uniquement pour payer les dépenses de l'Etat. Avec un taux d’imposition réel de 56,61%, la France est deuxième au palmarès européen de la pression fiscale.

Enfin la libération !, grinceront certains. Le 26 juillet, sept mois après avoir travaillé pour financer les dépenses de l’Etat, le salarié français moyen travaillera pour lui-même, si l’on s’en tient aux calculs du cabinet Ernst & Young et de l’Institut économique Molinari.

Jour de libération fiscale

Rapportés aux autres "jours de libération fiscale et sociale" établis par les deux entités pour les autres pays européens, la date française est tardive. Avec, 56,61% de prélèvement obligatoire, l’Hexagone arrive juste après la Belgique, championne de la pression fiscale, qui fêtera son "jour de libération" le 8 août, avec 60,25% de prélèvements obligatoires. L’étude souligne ainsi que dans ces deux pays, au même titre que l'Autriche, la Hongrie, l'Allemagne et l'Italie "le salarié moyen n'a pas de maîtrise directe sur plus de 50% des fruits de son travail, son influence sur la prise de décision étant au mieux indirecte".

Fiscalité pénalisante pour le niveau de vie ?

Ainsi, l'étude constate que si le salarié français est théoriquement l’un des mieux payés (53 647 euros), il est aussi celui dont le niveau de vie est le plus pénalisé par la fiscalité, puisque ses impôts, charges et TVA s'élèvent à 30.371 euros. Les charges sociales, chiffrées à 26.583 euros, représenteraient quant à elles davantage que son pouvoir d'achat, calculé à 23.276 euros. L’étude ne prend cependant en compte ni l’utilité ni la satisfaction ressentie par les services et infrastructures fournis par l’Etat, difficilement quantifiables et variables selon les sensibilités politiques de chacun.

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