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"Le plaisir de cette chasse c'est d’attirer l’attention des oies qui migrent de septembre à février afin qu'elles se posent sur l'eau", raconte le chasseur.
"Le plaisir de cette chasse c'est d’attirer l’attention des oies qui migrent de septembre à février afin qu'elles se posent sur l'eau", raconte le chasseur. © Radio France - Clément Guerre

Découvrez la chasse des oies sauvages sur l'étang de Sanguinet

Diffusion du mercredi 28 novembre 2018 Durée : 3min

La chasse aux oies demande de bien connaître la nature. Yannick Suire alias "Biganon", l'un des chasseurs à la tonne sur les grands lacs à Sanguinet, nous explique cette chasse traditionnelle landaise.

La chasse à la tonne et plus généralement la chasse à l'oie est une véritable passion. Il faut s’occuper de ses appelants et les entretenir ainsi que sa tonne. Ensuite, Yannick Suire et d'autres chasseurs passent près de trois mois dans leur cabane en bord de lac, à Sanguinet notamment.

" Plus de 10 nuits que je suis là et je n'ai pas encore tiré un coup de fusil", indique le chasseur. 

Pour "Biganon", il faut d'abord faire poser les oies sauvages sur le lac avant de pouvoir les tirer. Pour cela, le landais utilise le chant de ses oies captives pour attirer les oiseaux sauvages le plus près possible de sa cabane. A ce moment, "Biganon" va pouvoir armer son fusil et tirer.

Avec leurs appelants et leurs “chanteuses”, les chasseurs cherchent à faire poser les oies où ils pourront les tirer. - Radio France
Avec leurs appelants et leurs “chanteuses”, les chasseurs cherchent à faire poser les oies où ils pourront les tirer. © Radio France - Clément Guerre

"Une bonne saison, c'est 15 ou 20 oies attrapées, pas plus", explique cet amoureux de la nature et des lacs landais.

Yannick Suire passe donc de nombreuses nuits à observer l'eau devant sa tonne pour apercevoir les oies sauvages. "Elles sont de plus en plus rares mais le plaisir c'est d'être ici dans la nature", indique le Landais "fier de l'être". 

La chasse à la tonne ressemble, par ses techniques, à la chasse à la palombe ou à l’alouette au filet. "Il faut être fou et passionné pour encore chasser l'oie sauvage", avoue Biganon.

Yannick Suire passe près de trois mois par an, les nuits dans sa tonne, à surveiller les oies sauvages. - Radio France
Yannick Suire passe près de trois mois par an, les nuits dans sa tonne, à surveiller les oies sauvages. © Radio France - Clément Guerre