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"Le plaisir de cette chasse c'est d’attirer l’attention des oies qui migrent de septembre à février afin qu'elles se posent sur l'eau", raconte le chasseur.
"Le plaisir de cette chasse c'est d’attirer l’attention des oies qui migrent de septembre à février afin qu'elles se posent sur l'eau", raconte le chasseur. © Radio France - Clément Guerre

Imiter les oies sauvages pour mieux les chasser sur l'étang de Sanguinet

Diffusion du mardi 18 décembre 2018 Durée : 3min

Troisième épisode avec Yannick Suire sur l'étang de Sanguinet dans les Landes pour découvrir la chasse aux oies sauvages. Pour faire poser les oiseaux sur l'eau, ce chasseur landais a appris à les imiter en sifflant et en criant.

Bienvenue dans la cabane de Yannick Suire alias Biganon. "Ici c'est chez moi" pour trois mois, indique-t-il. C'est justement dans sa tonne que le landais chasse l'oie sauvage la nuit. Et pour les faire approcher Yannick Suire a appris à reconnaître leurs cris et même à les imiter.

"Une oie qui a peur a un certain cri. Les oies communiquent et s'appellent et c'est la nuit qu'on peut les entendre le plus facilement", indique le chasseur.

Pour "faire poser" les oies sauvages sur le lac avant de pouvoir les tirer. Le Landais utilise aussi le chant de ses oies captives pour attirer les oiseaux sauvages le plus près possible de sa cabane. A ce moment, "Biganon" va pouvoir armer son fusil et tirer.

Yannick Suire passe près de trois mois par an, les nuits dans sa tonne, à surveiller les oies sauvages.
Yannick Suire passe près de trois mois par an, les nuits dans sa tonne, à surveiller les oies sauvages. © Radio France - Clément Guerre

Yannick Suire passe donc de nombreuses nuits à observer l'eau devant sa tonne pour apercevoir les oies sauvages. "Elles sont de plus en plus rares mais le plaisir c'est d'être ici dans la nature", indique le Landais "fier de l'être". 

" Plus de 10 nuits que je suis là et je n'ai pas encore tiré un coup de fusil", indique le chasseur.

La chasse à la tonne ressemble, par ses techniques, à la chasse à la palombe ou à l’alouette au filet. "Il faut être fou et passionné pour encore chasser l'oie sauvage", avoue Biganon qui aime ses oies.

Avec leurs appelants et leurs “chanteuses”, les chasseurs cherchent à faire poser les oies où ils pourront les tirer.
Avec leurs appelants et leurs “chanteuses”, les chasseurs cherchent à faire poser les oies où ils pourront les tirer. © Radio France - Clément Guerre