Replay du lundi 23 novembre 2020

Anaïs Bescond, la biathlète jurassienne triple médaillée olympique 2018 à Pyeongchang

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La complexe alchimie du tir à la carabine et du ski de fond : une multitude de détails peaufinés, même dans sa douche, par Anaïs Bescond pour performer au plus haut niveau mondial du biathlon. Triple médaillée aux JO 2018, la Jurassienne dévoile tous ses secrets dans l'épisode #10 de 100% olympique.

La biathlète jurassienne, Anaïs Bescond, sur le pas de tir de la Poursuite féminine des JO 2018 de Pyeongchang (Corée du Sud) quelques minutes avant d'y décrocher la médaille de bronze
La biathlète jurassienne, Anaïs Bescond, sur le pas de tir de la Poursuite féminine des JO 2018 de Pyeongchang (Corée du Sud) quelques minutes avant d'y décrocher la médaille de bronze © Maxppp - Hendrik Schmidt

Comme pour tous les athlètes du monde entier qui s'entraînent depuis leurs jeunes années, le rêve ultime est de remporter un jour au moins une médaille olympique. Anaïs Bescond s'en est carrément offert trois, déjà, en biathlon ! Et en une seule olympiade (la deuxième de sa carrière après Sotchi 2014 où elle avait notamment terminé deux fois 5e) ! Lors des JO d'hiver 2018 de Pyeongchang (Corée du Sud), la Jurassienne a d'abord décroché le bronze en individuel, sur la Poursuite féminine, puis la médaille d'or avec le Relais Mixte français et encore le bronze sur le Relais féminin avec ses copines de l'équipe de France ! 

Le travail, l'abnégation et la passion de cette discipline "si frustrante et si belle à la fois" ont donc fini par payer pour la biathlète franc-comtoise qui s'apprêtait alors à souffler ses 31 bougies, trois mois plus tard, en mai 2018.

Et à 33 ans passés aujourd'hui, Anaïs Bescond a toujours l'envie de "se faire mal" durant les longs mois d'entraînement (de mai à novembre) et en compétition pour étoffer encore un peu plus son palmarès, qui compte aussi notamment une médaille d'argent de vice championne du monde 2016 sur le 15 km Individuel et une victoire en solo sur le grand circuit de la saison de coupe du monde en janvier 2014 (Sprint féminin d'Antholz/Anterselva en Italie). 

"Pilote automatique" sur le pas de tir et douche très froide à la maison

Les prochains JO d'hiver de Pékin en 2022 sont clairement dans le viseur de "Nanass" qui ne laisse rien au hasard dans sa préparation visible et invisible au quotidien. Jusque dans sa propre salle de bains à Morbier, où elle s'impose -littéralement- des douches froides "le plus froid" et régulièrement possible ("plutôt que des bains froids, j'ai ma sensibilité 'écolo' quand même") afin de mieux récupérer après les entraînements sur ses terres du Jura. 

Parmi les nombreux autres petits secrets de sa réussite au plus haut niveau international qu'Anaïs Bescond nous dévoile dans cet épisode #10 de 100% olympique, le podcast de France Bleu Besançon sur les coulisses de la performance des athlètes de Franche-Comté aux JO : "même si je suis finalement en 'pilote automatique', à force de répétitions depuis toutes ces années, il y aussi cette si délicate, complexe et précieuse alchimie à trouver -encore et toujours- pour combiner, avec la plus grande régularité possible, la précision du tir à la carabine et la vitesse maximale sur les skis de fond...