Replay du lundi 8 février 2021

Célia Aymonier, la Franc-Comtoise aux deux olympiades dans deux disciplines (ski de fond / biathlon)

100% olympique #19 avec Célia Aymonier qui dévoile toutes les coulisses, sportives et psychologiques, de son parcours atypique au plus haut niveau mondial. Retraitée des pistes nordiques à 28 ans seulement, la Franc-Comtoise a réussi à enchaîner JO 2014 en ski de fond, puis JO 2018 en biathlon.

Célia Aymonier en décembre 2019, sur la manche de coupe du monde de biathlon d'Hochfilzen (Autriche) où la Franc-Comtoise signera le dernier des 12 "Top 10" individuels de sa carrière de biathlète
Célia Aymonier en décembre 2019, sur la manche de coupe du monde de biathlon d'Hochfilzen (Autriche) où la Franc-Comtoise signera le dernier des 12 "Top 10" individuels de sa carrière de biathlète © Maxppp - Pierre Teyssot

"Si certains mesurent la qualité d'une carrière au nombre de médailles, moi je la mesure autrement : c'est le chemin et les émotions vécus, tout ce qui a été partagé... Le sport de haut niveau, la performance : oui, mais pas à tout prix, _pas à n'importe quel prix_" ! Voilà comment Célia Aymonier résume et explique ses choix et ses valeurs qui lui ont permis de s'épanouir -et de s'offrir aussi un joli palmarès- durant toute sa carrière. 

Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Toujours sur des skis de fond, et avec une carabine en plus dans le dos lors de ses dernières années, mais aussi ses premières : "le ski est mon amour de toujours ! Mon papa était biathlète, donc il y a une histoire familiale derrière ce parcours, c'est vrai, peut-être atypique mais très enrichissant"

Le ski de fond et le biathlon, Célia Aymonier les a d'abord pratiqués conjointement jusqu'à son adolescence dans son Haut-Doubs natal où elle vit toujours dans le même village des Fourgs : "le choix a été difficile à faire à la fin de mes années Cadettes parce que j'aimais énormément le style classique en ski de fond et j'appréciais le tir et la complexité du biathlon. L'amour des grands espaces et du classique a donc primé sur mon choix du ski de fond"...

Mais jusqu'en 2015. Après avoir notamment décroché, en l'espace de deux semaines en 2014, une médaille d'Argent de vice championne du monde Espoirs (10 km - classique) et une belle médaille "en chocolat" aux JO de Sotchi (Russie) en terminant 4e du relais féminin avec les copines de l'équipe de France : "je me suis rendue compte que j'avais fait le tour de la question en ski de fond et j'avais envie de me donner un nouveau challenge".

Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

À presque 24 ans alors, voilà donc la Franc-Comtoise lancée dans sa deuxième partie de carrière de haut niveau en mode biathlon uniquement. Un pari réussi qui la mènera jusqu'à une deuxième olympiade personnelle, en 2018 à Pyeongchang (Corée du Sud), mais dans une discipline différente : prouesse assez rare dans l'histoire olympique

Célia Aymonier, la biathlète, qui a continué de garnir son CV de sportive : médaille de Bronze du relais féminin aux championnats 2017 (son meilleur hiver, ponctué par la 21e place finale du classement général de la saison de coupe du monde) ou encore 10 podiums -dont 3 victoires- par équipe avec les Bleu(e)s sur le circuit de la coupe du monde où elle a également signé 12 "Top 10" individuels jusqu'en décembre 2019. 

Préparation mentale dès le début de carrière pour la désormais diplômée en... Psychologie

Et pourtant, tout ne s'est pas fait en un claquement de doigts : "mes deux premières années de biathlon ont été très difficiles sur les skis de fond parce que l'attention et la charge mentale du tir étaient telles que j'avais pas la même 'pêche', la même énergie sur les skis. C'était vraiment impressionnant, l'énergie qu'on laisse sur le pas de tir est énorme" ! Célia Aymonier a dû aussi faire, notamment, "une petite adaptation technique pour performer en ski de fond avec une carabine longue et surtout lourde (3,5 kg) qui vous tape dans la tête durant les descentes ou les pas sautés en montée"

Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Mais tout en continuant à optimiser au maximum l'indispensable gestion psychologique du biathlon en particulier : "j'ai commencé à travailler avec un préparateur mental, dès mes années ski de fond, en 2013. Pour découvrir _le pouvoir du mental sur le corps_, parce que c'est ma façon de voir le sport : un dépassement de soi et une connaissance de soi, ce versant de la vie en général qui reste un peu tabou".

En vue de sa reconversion, la Franc-Comtoise suivait d'ailleurs, parallèlement à sa carrière de fondeuse/biathlète, une formation universitaire en Master de... Psychologie, dont elle est désormais diplômée depuis fin 2020, soit quelques mois après avoir décidé de mettre un terme à sa "première vie" de sportive de haut niveau

Pour afficher ce contenu Facebook, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

À 28 ans seulement : _"je n'avais plus la flamme et j'avais envie d'autres choses, d'_aller voir la vie à côté et aussi de transmettre... Et ce qui a été très difficile pour moi la dernière année (hiver 2019-2020), c'est de skier quasiment que sur de la neige artificielle à côté d'herbe verte : voir que le sport que j'aime tant était dans l'engrenage, dans le cercle vicieux, je n'étais plus en phase avec mes valeurs qui sont de respecter la nature".

Célia Aymonier nous dévoile tous ses petits secrets de la réussite au plus haut niveau international du ski de fond et du biathlon, dans cet épisode #19 de 100% olympique, le podcast de France Bleu Besançon sur les coulisses de la performance des athlètes de Franche-Comté aux JO, en partenariat avec le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) Bourgogne Franche-Comté.