Replay du lundi 1 février 2021

Maria Núñez, la pivot espagnole de Besançon (ESBF) vice championne du monde 2019 de handball

- Mis à jour le

100% olympique #18 avec Maria Núñez qui dévoile tous ses secrets de pivot de handball, ce poste ingrat et dur -mentalement et physiquement- mais tellement précieux. Un plaisant sacerdoce pour la fidèle Espagnole de Besançon (ESBF) depuis 2015, vice championne du monde 2019 et parfaitement bilingue.

María Núñez (ballon en main), la pivot espagnole -vice championne du monde 2019- de Besançon (ESBF), face à Nice en championnat de France de handball féminin (D1/Ligue Butagaz Energie) fin août 2019.
María Núñez (ballon en main), la pivot espagnole -vice championne du monde 2019- de Besançon (ESBF), face à Nice en championnat de France de handball féminin (D1/Ligue Butagaz Energie) fin août 2019. © Maxppp - Franck Lallemand

Maria Núñez est bluffante. Dans sa façon de voir, vivre et raconter son métier de handballeuse professionnelle expatriée et en particulier son poste de pivot, pourtant pas très motivant au premier abord... Déjà parce que l'Espagnole originaire des Îles Canaries s'exprime dans un français parfait : "bon, j'essaye de me débrouiller", minimise-t-elle, trop modestement, avec un joli sourire et une pointe d'accent ensoleillé dans la voix. 

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Après avoir remporté de nombreux titres avec ses trois premiers clubs espagnols (3 sacres consécutifs en championnat de 2013 à 2015 et aussi la Coupe d'Espagne en 2013 et 2014 avec les Basques de Bera Bera ; finale européenne en Coupe des Coupes également avec Alicante en 2011), Maria Núñez a découvert la France et notre belle -et parfois compliquée- langue de Molière à l'été 2015. Auréolée aussi d'un statut de vice championne d'Europe 2014 avec sa sélection nationale, elle signait alors un premier contrat à Besançon ("mon rêve, c'était aussi de jouer dans au moins un pays étranger où je pouvais découvrir un autre championnat, d'autres cultures et apprendre la langue").

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

L'ESBF où elle aura finalement passé 6 ans au total, puisqu'après deux prolongations en 2017 puis 2019, le club bisontin vient d'annoncer -ce 27 janvier- à la pivot espagnole de 32 ans que son contrat ne sera pas reconduit à l'issue de cette saison 2020-2021. 

Le poste ingrat mais si précieux de pivot : sacerdoce et plaisir aussi pour Maria Núñez

Pas de quoi non plus briser cet autre rêve de Maria Núñez, au temps de jeu très réduit ces dernières semaines en D1/LBE mais aux journées bien remplies malgré tout entre les entraînements et ses stages en école maternelle dans le cadre de son CAP Petite Enfance en vue de sa reconversion

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

La vice championne du monde 2019 avec l'Espagne a toujours les prochains JO de Tokyo (23 juillet - 8 août 2021) en tête : "les Jeux Olympiques, tous ceux qui les ont déjà faits disent que c'est quelque chose de différent, unique ! Donc, ah oui, oui : j'aimerais bien _les faire au moins une fois dans ma vie_"

Bluffante, on vous dit, Maria Núñez. Très zen, parce que mentalement très forte. Une pivot de hand, en somme. Dure au mal. Pour accepter de prendre énormément de coups en tous genres (bras, coudes, mains, genoux, etc.), "mais nous, on envoie aussi, hein (rires), quand on est en défense", largement plus en tous cas que le nombre de ballons qui parviennent jusque dans ses mains au milieu des rugueuses murailles défensives devant la zone adverse : ce tout petit et très dense terrain de jeu "préféré" des pivots, balayé inlassablement pour tenter de s'y frayer un minuscule passage. 

Elle, qui mesure 1,71 m ("pour une femme, c'est grand... pour la vie de tous les jours, moins pour le hand...") ne dit pas le contraire : "c'est le poste un peu oublié où il faut se battre pour gagner la position, pour avoir des ballons et faire des blocs pour les autres, c'est très rude, ingrat mais c'est un poste _très intéressant_, quand on connaît le handball, qui peut vraiment faire la différence dans un match"

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

Un poste ingrat, donc, mais pas non plus le sacerdoce que la plupart des gens pourraient penser : "on est habitué... et si on est à ce poste là, c'est parce qu'on aime bien se 'bagarrer' aussi" ! Pivot, un poste atypique, très spécifique qui nécessite néanmoins, évidemment, d'être au top physiquement, musculairement : bas du corps, forcément "pour pas se faire dégager, mais aussi le gainage -abdos, lombaires- et les épaules pour arriver à _se retourner rapidement_", insiste l'internationale espagnole de l'ESBF. 

Sans oublier, pour ces mêmes raisons d'occuper "le seul poste où on est dos au but adverse", les exercices de mobilité, coordination, explosivité et de tirs en déséquilibre plus que prononcés (à la vidéo également pour notamment étudier les gardiennes adverses "qui bondissent souvent même pas 1 m devant nous") ou bien encore l'importance des soins, de la récupération : "savoir écouter son corps, c'est ce que j'ai appris avec l'expérience depuis le début de ma carrière"...

Maria Núñez nous dévoile tous ses petits secrets de la réussite au plus haut niveau international dans cet épisode #18 de 100% olympique, le podcast de France Bleu Besançon sur les coulisses de la performance des athlètes de Franche-Comté aux JO, en partenariat avec le Comité Régional Olympique et Sportif (CROS) Bourgogne Franche-Comté.